lundi 7 septembre 2009

L'Iiade d'Homère

En la période de la "Renaissance grecque", un culte des héros anciens accompagnait l'organisation des Cités. Il est destiné à donner à chacune d'elles prestige et légitimité dans ses intentions hégémoniques.

Les Grecs se sont installés à l'Ionie. Cette dernière développe une culture particulièrement dynamique, avec notamment la composition de grands poèmes. C'est à cette époque sans doute que commencent à circuler partout en Grèce des versions différentes de l'Iliade. Et ce par l’intermédiaire de l’agent essentiel de cette circulation qu’est l'aède. Un poète chanteur qui puise dans un répertoire ancien et improvise de manière créative sur des formules figées.
Homère fut peut-être l'un d'eux. C’est pourquoi, la composition de l'Iliade paraît plus élaborée que n'importe quel autre poème transmis par la tradition orale.

Ça fait neuf ans déjà que dure la guerre de Troie (Ilion), dont le prétexte est l'enlèvement d'Hélène, épouse du roi grec Ménélas, par le troyen Pâris, quand commence l'Iliade. Le poème porte sur des faits qui s'étalent sur une cinquantaine de jours en resserrant l'enjeu autour de la colère d'Achille et la tournure des événements dès lors que le héros reprend les armes pour venger son ami Patrocle (mort d'Hector, puis restitution de son corps à Priam). Les circonstances de la défaite de Troie seront rapportées dans l'Odyssée et surtout dans l'Énéide de Virgile.

En voici la composition de l'Iliade
:

Chant I: Agamemnon, le chef des Achéens, retient prisonnière la fille d'un prêtre troyen d'Apollon et le dieu a envoyé la peste sur l'armée. Le devin Calchas révèle la cause du mal et Achille adjure de rendre la prisonnière. Agamemnon finit par y consentir, mais prend en dédommagement Briséis, la captive d'Achille. Furieux, celui-ci se retire sous sa tente et invoque sa mère, la déesse Thétis. Celle-ci obtient de Zeus la promesse d'une victoire troyenne.

Chant II : Zeus envoie à Agamemnon un songe trompeur qui lui fait croire à la victoire. Pour mettre ses alliés à l'épreuve, le roi leur expose ce songe, puis feint de vouloir quitter le siège de Troie. Les guerriers se préparent à partir, mais Ulysse sait arrêter ce mouvement. Les deux armées se préparent à combattre : minutieux "catalogue des vaisseaux" grecs, énumération des peuples et des chefs troyens et alliés (Dardaniens, Lyciens, Phrygiens, Thraces).

Chant III : Habile rappel du motif de la guerre : Pâris (Alexandre) est pris de frayeur à la vue de Ménélas, dont il a enlevé l'épouse, Hélène. Devant les reproches d'Hector, il propose alors de régler le conflit par un duel qui l'opposerait à Ménélas. Alors que, du haut des remparts, Hélène présente les chefs grecs au roi Priam, le traité est conclu et le combat s'engage. Mais la déesse Aphrodite soustrait Pâris avant qu'il ne succombe.

Chant IV : Sur les conseils d'Héra, Zeus ordonne à Athéna de faire en sorte que les Troyens violent les premiers le traité de paix. Celle-ci convainc alors Pandaros de tirer une flèche sur Ménélas. Après une revue des troupes par Agamemnon, la bataille s'engage.

Chant V : Où les dieux eux-mêmes sont mis à mal par les hommes : Diomède blesse Énée et sa mère Aphrodite venue l'assister. Les Troyens faiblissent puis se reprennent avec le retour d'Énée, sauvé par Apollon. Pour soutenir les Grecs, Héra et Athéna descendent à leur tour et, grâce à celle-ci, Diomède peut blesser Arès lui-même. Les dieux regagnent l'Olympe.

Chant VI : Les Troyens faiblissant, Hector demande à sa mère Hécube de prier Athéna, et les femmes troyennes se rendent à son temple. Il rencontre sa femme Andromaque près des portes Scées et, devant ses reproches et ses larmes, justifie sa place au combat. Puis, ayant serré contre lui son fils Astyanax, il rejoint les troupes avec Pâris.

Chant VII : Conseillé indirectement par les dieux, Hector provoque les chefs grecs en duel. Le tirage au sort désigne Ajax. Leur duel est interrompu par la nuit. Celle-ci est mise à profit pour l'enterrement des morts et la construction par les Grecs d'un fossé et d'un mur devant leur camp, ce que réprouve le dieu Poséidon.

Chant VIII : Zeus veille à ce que les dieux restent neutres. Sur le mont Ida, il va observer le combat et pèse le destin des deux armées. La balance penche en faveur des Troyens. De fait, ceux-ci prennent l'avantage grâce à Hector.

Chant IX : Agamemnon propose d'abandonner le siège, ce à quoi s'opposent Nestor et Ulysse. Le roi offre alors de rendre Briséis à Achille. Envoyé en ambassade, Ulysse tente de fléchir le héros qui reste intraitable et annonce même son intention de regagner la Grèce.

Chant X : A la faveur de la nuit, Diomède et Ulysse font une incursion dans le territoire troyen et éliminent l'espion Dolon.

Chant XI : Alors que les exploits d'Agamemnon repoussent les Troyens sous leurs remparts, Zeus envoie Iris donner à Hector le signal de la riposte : de fait les Grecs plient à leur tour, et Nestor engage Patrocle à persuader Achille d'intervenir.

Chant XII : Malgré les ripostes des Achéens, Troyens et Lyciens sont en mesure d'envahir leur camp : Sarpédon fait une brèche et Hector enfonce une porte par laquelle les Troyens se précipitent.

Chant XIII: Grâce au secours de Poséidon et aux exploits d'Idoménée, les Grecs font reculer les Troyens.

Chant XIV : Alors qu'Agamemnon propose une nouvelle fois d'abandonner le siège, Poséidon redonne confiance aux Grecs et Héra lui permet, en séduisant Zeus, de rétablir leur situation : les Troyens sont repoussés et Hector est blessé.

Chant XV: Furieux d'avoir été berné, Zeus, par l'intermédiaire d'Apollon et d'Iris, intime à Poséidon l'ordre de se retirer du combat. Guéri par Apollon, inspiré par Zeus, Hector sème la panique dans les rangs grecs. Patrocle court implorer Achille.

Chant XVI: Ici débute la "Patroclie" : Achille prête ses armes à Patrocle et laisse ses Myrmidons l'accompagner au combat. Ceux-ci commencent à faire reculer les Troyens, et Patrocle tue Sarpédon, que Zeus ne peut sauver. Grisé par ce succès, Patrocle désobéit à Achille en poussant jusqu'aux remparts de Troie : il y est tué par Hector.

Chant XVII: Hector et Énée tentent en vain de s'emparer du corps de Patrocle et des chevaux d'Achille. Après une lutte acharnée, Ménélas et Mérion, soutenus par les deux Ajax, finissent par emporter le cadavre.

Chant XVIII: Thétis promet à Achille, au désespoir, de lui donner de nouvelles armes. Héphaïstos, chargé de la commande, se met au travail, cependant que les Grecs se lamentent sur le corps de Patrocle et qu'Achille épouvante les Troyens par ses cris. Thétis emporte les armes achevées, dont un bouclier savamment ouvragé.

Chant XIX : Agamemnon envoie à Achille les présents promis et lui restitue sa captive Briséis. Décidé à partir tout de suite au combat, Achille monte sur son char malgré les avertissements de son cheval Xanthos qui l'informe de sa perte prochaine.

Chant XX: Zeus autorise les dieux à se partager sur le champ de bataille. Apollon dresse Énée contre Achille, mais Poséidon doit sauver le Troyen de la mort. Hector lui-même n'est sauvé de cette confrontation que par Apollon. Furieux, Achille fait un grand massacre de Troyens.

Chant XXI :Poursuivant ses exploits, Achille entre en lutte avec le fleuve Scamandre, cependant que les dieux eux-mêmes en viennent aux mains. En dressant Agénor contre Achille, puis en égarant celui-ci, Apollon évite aux Troyens une déroute complète.

Chant XXII: Achille revient sous les murs de Troie et se trouve face à Hector qui, malgré les supplications de Priam et d'Hécube, s'est résolu à l'attendre. Pris de peur, Hector s'enfuit néanmoins. Pendant que les deux guerriers font trois fois le tour de la ville, Zeus pèse leur destin et Hector est condamné. Déguisée, Athéna lui conseille de faire front : Achille le tue et traîne son cadavre jusqu'aux vaisseaux sous les pleurs des Troyennes.

Chant XXIII:Au cours d'un repas funèbre, les Myrmidons rendent les honneurs à Patrocle. Pour les funérailles, des jeux sont organisés au cours desquels les héros achéens rivalisent d'ardeur.

Chant XXIV: Tous les jours, Achille traîne le corps d'Hector autour du tombeau de Patrocle. Zeus lui ordonne par l'intermédiaire de Thétis de rendre la dépouille. Priam réussit à le fléchir et ramène le corps à Troie sous de nouvelles lamentations des femmes. Puis on procède aux funérailles.




mercredi 12 août 2009

"La littérature de jeunesse" Anne Schneider et Michèle Caro.

Une exression qui s'est créée par analogie avec celle de littérature d'enfance. Elle montre que la catégorie s'est élargie à l'idée d'un public jeune, voire adolescent et que l'on ne réserve plus cette littérature uniquement aux petits enfants.
Cette expression désigne une production spécifique. Un vaste domaine éditorial qui recouvre de nombreux genres littéraires différents, de nombreux types de texes, et qui se constitue comme champ littéraire à part entière (1) ; ce qui finit par le définir comme s'adressant à tout le public non-adulte. De sa première définition, liée à l'existence d'une tranche d'age de 12 à 18 ans, on passe à l'idée d'un genre littéraire spécifique, pour arriver à la dimension universelle d'une catégorie d'age (l'enfance et la jeunesse) par opposition à celle des adultes, mais aussi à des considérations relevant de son usage didactique ou ludique.
Un facteur complète en effet cette approche : l'idée d'une superposition des aspects sociologiques et didactiques à la notion de classe d'age.


(1) Nières-Chevrel, Isabelle, Avant-propos: Lisières et chemins de traverses, Actes de colloque de Cerisy-la-salle, "Littérature de jeunesse, incertaines frontières", Gallimard Jeunesse, 2005

mardi 11 août 2009

"Kiffe kiffe demain" de Faiza Guène 2

Le terme kiffe kiffe implique un jeu de mot sonore dans la dichotomie kiffe/kif- kif : Kiffe issu du verbe kiffer, un terme du parlé des jeunes, qui signifie apprécier, aimer, prendre du plaisir à…
Quand à kif-kif, c'est un emprunt du dialecte arabe, qui signifie pareil.
Doria apprécie plus sa psychologue que son assistante sociale. La psychologue a su l’ouvrir à une aide extérieure, et la route a donc tourné pou elle.
« C'est ce que je disais tout le temps quand j'allais pas bien et que maman et moi on se retrouvait toutes seules : kifkif demain…je l'écrirais différemment. Ça serait kiffe kiffe demain, du verbe kiffer » p188
La plupart des noms sont chargés de connotations dues, soit à leur racine arabe, soit à l'imagination de l'écrivaine. Nous citerons à titre d’exemples :

Doria : à la fois narratrice et personnage principal.
L’écrivaine a choisi pour sa narratrice un nom chargé de connotations. "Doria" est un nom arabe, qui désigne "la progéniture". Le choix est très significatif voire pertinent car la recherche d'une progéniture était la raison principale du départ du père. L’absence de ce dernier avait marqué l'héroïne pendant toute la progression romanesque. On lit à la page 170 : « Mais si j'étais un garçon, ce serait peut-être différent...Ce serait même sûrement différent (...) Ouais tout se serait bien passé si j'étais un mec. ».

Mme Burlaud : la psychologue. Le terme Burlaud se prête à deux interprétations :
D’abord, il désigne le caractère d'une chose extravagante et ridicule. On lit à la page 09 : « Mme Burlaud, elle est vieille, elle est moche et elle sent le Para poux. Elle est inoffensive mais quelques fois, elle m'inquiète vraiment ».
Ou bien, le terme serait découpé en Bur (bure), qui signifie la laine rêche. Et laud (l'eau) ; ce qui donne le sens d'une laine mouillée qui expliquerait la qualification donnée par l'auteur : « elle sent le Para poux »


Yasmina : la mère de Doria. Son nom désigne en arabe "la fleur du jasmin". Symbole de la beauté et de l’espoir. Yasmina est une femme courageuse qui a affronté son illettrisme. On lit à la page 116 : « Elle commence à lire quelques mots et elle est très fière d'écrire son prénom sans se tromper (...) Elle est active et libre maintenant alors qu'avant c'était loin d'être le cas. ».

dimanche 9 août 2009

"Kiffe kiffe demain" de Faiza Guène 1


"Kiffe kiffe demain", le premier roman de Faiza Guéne, paru aux éditions European Schoolbooks en septembre 2005, dans la collection Livres de poche, en 188 pages. Traduit en vingt-deux langues et vendu à 200 000 exemplaires.


"Kiffe kiffe demain" raconte les chroniques d'une beurette. Doria est une jeune adolescente de quinze ans, elle habite dans une cité de Livry-Gargan dans la banlieue parisienne. Son père les a quittées elle et sa mère Yasmina pour retourner au Maroc, et se remarier avec une femme plus jeune et plus féconde, afin d'avoir un garçon pour honorer son nom de famille.
Elles mènent toutes les deux un combat quotidien où elles essayent de s'en sortir et d'avoir une vie meilleure. Depuis le départ de son père, Doria s'est renfermée sur elle, alors le directeur de son lycée a pris la décision de l'envoyer chez une psychologue, Mme Burlaud, avec qui, Doria va suivre une thérapie pour l'aider à aller mieux. Doria nous révèle : « Y a que deux personnes à qui je peux parler pour de vrai. Mme Burlaud et Hamoudi. »P22
Quant aux assistantes sociales, "Mme dutruc" "M .dumachin" et "la nouvelle" Doria les détestait tous : « Ce qui me pose problème c'est qu'avec elle, j'ai l'impression que Maman et moi on est des vulgaires numéros de dossier ». P113
Auprès de son ami Hamoudi, Doria mène cette pénible existence des quartiers, où ils n’apprécient guère y vivre. Doria et sa mère allaient souvent chez "tante Zohra", une femme algérienne de l'ouest, de la région de Tlemcen. Elle avait trois fils; Réda, Hamza et Youssef avec lesquels Doria avait passé toute son enfance. Il y avait aussi Nabil, le fils de Nacéra la voisine qui leurs faisait parfois de la charité, mais qui n'hésitait pas à se vanter auprès d'eux, propose d’aider Doria, qui n'avait pas réussie ses examens, et le trimestre s'est très mal achevé pour elle, pour améliorer ses résultats.

Un jour, en allant payer le loyer à la place de sa mère, la femme du gardien lui parle d'une nouvelle locataire qui cherchait une baby-sitter pour sa fille. Elle s'appelait Lila et sa fille Sarah. Doria accepte tout de suite de travailler chez elle pour trois euros à l'heure. Yasmina, la mère de Doria quant à elle, l'assistante sociale l'a inscrite pour une formation d'alphabétisation. Elle lui a trouvé un travail dans la cantine de l'école, où elle doit servir à manger aux petits.
Un soir, Nabil qui continuait de voir Doria pour l'aider à faire ses devoirs, et après avoir discuter tous les deux un bon moment, il embrassa Doria avant de partir. Ce qui va complètement changer leur relation.
De retour après avoir passé ses vacances, Nabil n’adresserait plus la parole à Doria ; ce qui lui a le plus contrarié. Elle ne comprenait pas son attitude. Mais après quelque temps il prit son courage et alla vers elle, et ils se sont réconciliés. En ce temps, Hamoudi avait réussi à trouver du travail, et décida de se marier avec Lila. Il décide de bâtir une nouvelle vie. Doria a finalement quitté l'école. Elle suit une formation en Cap coiffure, en attendant de trouver quelque chose qu'elle aimerait faire pour de vrai.

samedi 8 août 2009

"Les Amants de Padovani" Youcef Dris


"Les Amants de Padovani", roman de Youcef Dris, publié aux éditions Dalimen, à Alger en 2004. Il retrace une histoire d’amour dans un cadre historique particulier. Une idylle aura lieu à la veille de la Seconde Guerre mondiale.
Un roman émouvant et déchirant, qui, interpelle ses lecteurs au détour d’une petite venelle du quartier de Belcourt et de la rue d’Isly. Il leur rappelle à l’ordre pour méditer sur l’amour idyllique de Dahmane et d’Amélie. Un amour fou, envahissant et qui finira par s’imposer dans une Algérie stigmatisée par un siècle de colonisation.
A la mort de son père, Dahmane quitte son village de Kabylie avec sa mère et sa grand-mère Fatma, pour Alger. Ce fut un tournant décisif dans sa vie car il va alors vivre des moments inoubliables auprès d’Amélie.
M. Démontes, acculé par sa fille Amélie, inscrira Dédé (Dahmane) à l’école maternelle, primaire puis secondaire en compagnie d’Amélie. Ils décrochent tous les deux leurs baccalauréat ensemble. Ce fut un apprentissage des us et coutumes de l’Autre auprès de la famille de maitre Démontes.
Passant les vacances à St-Raphael puis à Aix-en-Provence, chez les grands parents d’Amélie. Où fut l’éclatement au grand jour de l’amour entre Dahmane et Amélie. Mais de retour à Alger, les sorties de Dédé et d’Amélie à la plage Padovani font déjà jaser les pieds-noirs. Les conséquences seront trop lourdes, après quinze ans de travail loyal, la grand-mère de Dédé serai impitoyablement chassée de son poste de servante par M. Démontes, Dahmane injustement accusé de meurtre, serai jeté en prison, Amélie, enceinte, mourra en son exil forcé en donnant naissance à un garçon.
Amants de Padovani est une focalisation sur le particulier au détriment du global. Où tous les personnages qui étaient à cheval sur deux époques, deux cultures vont disparaître. Le docteur Lemoigne (fils de Dédé et d’Amélie) sera le seul survivant de cette tragédie, mais bien sur, il ne reconnaitra jamais la paternité de Dahmane.

jeudi 6 août 2009

Sais-tu??

Quelle tristesse !
Celle qui s'abat sur mon cœur !
Uniquement meurtri par ton absence,
Et malgré la distance, t’es éternellement gravé dans ma mémoire
Lentement mais sûrement devenue la tienne.
Le temps viendra, où sans ambages, tu m'apparaîtras
Essentiellement souriant et radieux, sous ton plus bel apparat.

La vie loin de toi très cher m’est tant douloureuse,
Rien que pour te dire que tu es indiciblement valeureux.
Sous peine de voir mes espérances devenir vaines.
Tu es à l'autre bout de mon cœur, à milles lieux de moi,
Et pourtant tu es toujours mon trésor, mon seul choix.
Sans successeur, ce temps est inimaginable,
Ton sillage m'est ineffaçable
En regard de ton élan doux et de ton humeur magnanime.

Partout où je me trouve,
Tu es présent dans mon esprit,
Et toutes les choses que j'éprouve,
Ne sont que pour toi mon chéri.
Tu es ma joie de vivre,
Mon seul et unique bonheur,
Mon amour pour toi est éternel,
Je t'aimerai toujours,
Tu es mon trésor,
Ton amour est précieux comme l'or


mercredi 5 août 2009

La Saga fascination ou Twilight 2

Tentation, le tome 2 de la Saga Fascination de Stéphanie Meyer, traduit en français par Luc Rigoureau. En forme de broché, il comporte 570 pages. Publié aux éditions Hachette Jeunesse en 2006, dans la collection Black Moon.


Cette deuxième partie commence par le bouleversement d'un équilibre bien précaire, comme si ce lion qui cherchait à protéger la belle brebis contre ses propres instincts échouait inévitablement !
Nous allons haïr Edward, le bel homme qu’on avait tant adoré, pour la peine qu'il inflige à Bella. Edward est parti, Bella s'effondre et tombe dans la dépression. Elle trouve refuge et réconfort auprès de Jacob Black, un ami de la famille, l'idéal boy-next-door. Avec lui, elle brave tous les dangers, éblouie d'avoir des hallucinations auditives - la voix d'Edward - en réaction. Mais le temps se gâte à Forks et Bella découvre le secret de Jacob.

Le regret le plus intense que l'on peut nourrir face à ce livre est l'absence d'Edward pendant de trop longues pages. Cette absence permet la mise en avant d'un autre personnage, Jacob, qui prend beaucoup d'importance dans l'histoire, et qu'on apprend à aimer à travers les pensées de Bella ...On vit avec Bella, on ressent ce qu'elle ressent, "Tentation" est décidément très déprimant, morose, mais aussi émouvant ... cette longue attente de son bien aimé en vaut bien la peine, on se réjouit très vite d'avoir été patient, d'avoir tourné les pages en espérant le voir revenir, et son retour est tout sauf décevant !!

vendredi 31 juillet 2009

"Le Gone du chaaba" Azouz Begag 2

La difficile cohabitation entre les immigrants maghrébins en France et leur communauté d'accueil est illustrée par Le gone du Chaàba d'Azouz Begag.
« Le gone du chaàba » présente de façon simultanée chacun des versants de la relation unissant le jeune issu de l’immigration aux figures du père et de l’enseignant. Dans un premier temps, en ce qui concerne son père ; l’attitude d’Azouz le narrateur est représentative d’une relation intérieure ; il accepte et vit en harmonie à l’intérieur des valeurs propres à sa culture d’origine.
Par la suite, son désir d’intégration le mènera à adopter « une relation extérieure » face aux siens et à accepter les valeurs de la société d’accueil. Mais cette attitude de rejet sera mitigée par une figure d’enseignant particulière qui permettra au narrateur de concilier les deux univers qui le constituent.

Begag oppose deux images distinctes d’enseignants. La première est faite de maîtres insensibles et indifférents à la réalité de l’immigration. Nous y trouvons le personnage de M. Grand qui demande à tous les enfants de la classe, sans égard pour les enfants du chaàba, d’enlever et de poser leurs chaussettes sur la table afin de voir si les règles d’hygiène sont bien respectées, ce qui a pour conséquence de singulariser et d’humilier ces derniers. La deuxième, quant à elle, est représentée par M.Loubon, professeur originaire d’Algérie pour qui la France est aussi une terre d’exil et qui incarne l’image idéalisée d’un système d’enseignement qui tiendrait compte de la réalité de l’immigration.

jeudi 30 juillet 2009

« Le Gone du chaàba » Azouz Begag 1


Publié en broché aux éditions du Seuil, dans la collection Point, en 2005. Il est écrit en 243 pages. « Le Gone du Chaàba », expose avec pudeur et sans misérabilisme les conditions de vie des premiers immigrés algériens en France, dans le courant des années soixante.


« Le gone du chaàba » dépeint la vie d’une communauté d’immigrés algériens vivant dans un bidonville aux abords de Lyon. Au regard de Begag, ce ghetto constitue un univers protecteur totalement coupé des agressions culturelles provenant de la société d’accueil. Cet univers clos et replié sur lui-même fonctionne comme un refuge contre les sollicitations de la civilisation industrielle, comme une résistance globale à une déculturation brutale. Ici au chaàba tout se partage dans la joie et la misère est moins dure car la sauvegarde des valeurs traditionnelles forme le ciment du groupe.


Les lois de l’hospitalité et de l’entraide prévalent. En outre, le monde de l’école reflète en microcosme la situation du chaàba face à la société d’accueil. C’est un monde divisé : il y a d’une part, les enfants du chaàba et les autres, les élèves français.


C’est à l’école que les enfants du chaàba prennent conscience de leurs différences, de leur pauvreté et de tout ce qui les sépare de leurs camarades français. C’est là qu’Azouz apprendra à avoir honte de sa provenance et réalisera que les différences ne sont pas seulement économiques mais aussi culturelles.


En effet, selon Begag, « quand on est fils d’immigré, il y a deux attitude possible : l’une qui consiste à se marginaliser », une attitude qui fait le jeu du système, « en disant on n’est pas français ». (…) l’autre qui fait le pari que l’école permet d’envisager un avenir meilleur ».
Mais le prix à payer est élevé car l’enfant est considéré par ses camarades comme un traître à son milieu. De plus, en optant pour la seconde voie, Azouz devra faire sien l’imaginaire de la société d’accueil. Par conséquent, face à un système où ses valeurs ne sont pas mises en avant, Azouz devra accepter de vivre un schisme intérieur et entreprendre seul le parcours vers l’intégration.

mercredi 29 juillet 2009

"Les figures de la réthorique", Laurent Jenny

Que penser de l’évolution de la rhétorique ? Que devient-elle ?
Laurent Jenny établit un bilan global sur la rhétorique, qu’il opère depuis l’Antiquité où elle désignait proprement l’art de parler pour persuader. Et qui constituait l’élément majeur dans la formation d’un orateur.
Il énumère ensuite les étapes de son évolution qui s’est amorcée dés Cicéron.
Cependant, il ne lui attribue plus des pouvoirs politiques de la persuasion, la rhétorique passe à un autre domaine, elle est plus littéraire car elle devient une technique d’ornement, une mise en forme du discours.
Laurent Jenny souligne, d’ailleurs, que l’élocutio est la seule partie de la rhétorique qui a pu survivre, où le style est valorisé, dés lors, l’art de parler devint l’art d’écrire, or ce dernier se trouve réduit à une figure ajoutée comme un sur plus sans fonction.
Pour conclure, Laurent Jenny voit que les figures fournissent aux discours les moyens de leurs actions et leurs valeurs ; ce que la rhétorique antique en avait eu de la peine à le faire rigoureusement.

mardi 28 juillet 2009

Jenny, Laurent, « Les genres littéraires », Méthodes et problèmes (2003)

Quelle est la part du genre dans une œuvre littéraire moderne ? Cette dernière est-elle rebelle à la notion du genre littéraire ?
Certes la compréhension d’u texte littéraire implique nécessairement sa classification et sa catégorisation ; ce qui donne forme aux rapports que celui-ci (le texte) entretient avec ses lecteurs (réception).
L’auteur cite l’exemple des librairies, or cette catégorisation reste inefficace et approximative car on risque fort de tomber dans un rang de poésie sur une œuvre se rapprochant beaucoup plus du roman.
Du même coup, la notion du genre elle-même engendre un aspect d’imprécision, puisqu’elle repose sur des conventions dites discursives. Elle s’applique à des réalités littéraires très différentes. Ainsi, elle implique entre autre des propriétés textuelles.
Jenny cite quelques exemples concernant différents genres littéraires. Encore est-il nécessaire de soulever l’aspect particulier de quelques œuvres qui comportent plusieurs types de conventions discursives simultanées et, qui, donc peuvent s’inscrire sous différentes catégories ; ce qui est le cas par exemple des Regrets de Du Bellay, qui relèvent à la fois du genre lyrique et élégiaque.
L’auteur souligne qu’en particulier, la modernité littéraire tend à contester la notion du genre au dépit d’un genre global, où on assiste à l’effondrement des frontières et des traits distinctifs des genres.
Enfin, l’auteur considère que la transgression des genres visée par la modernité ne peut s’opérer sans une identification préalable des genres traditionnels.

dimanche 26 juillet 2009

La Saga fascination ou Twilight


J’ai le plaisir de partager avec vous ma lecture du tome 1, intitulé Fascination de la Saga Fascination ou le Twilight..
Je tiens à signaler que lire cette œuvre engendrerait autant de plaisir et de passion que de voir son adaptation cinématographique Twilight, la saga du désir interdit, avec Kristen Stewart, Robert Pattinson, Billy Burke. Et réalisée par Catherine Hardwicke.

Le film est sorti dans les salles de cinéma en Janvier 2009.
La Saga Fascination, une œuvre composée de 4 tomes : Fascination, Tentation, Hésitation et Révélation. Ecrite par Stéphanie Meyer, et traduite par Luc Rigoureau.

Une œuvre qui m’avait séduite, et qui a eu sur moi l’effet d’une véritable sensibilité et douceur. La beauté des images qui défilaient à mes yeux lors de ma lecture, la magie des mots, la bonté des âmes, ont complètement envahis mon esprit, me laissons sous un charme naturel de cette histoire d'amour de Bella et d'Edward.

Isabella Swan, 17 ans, vivait avec sa mère en Arizona. Un jour, elle décide de déménager pour laisser plus de liberté à sa mère d’accompagner son compagnon dans ses déplacements. Bella décide de s’installer à Forks, chez son père.

Au lycée, Bella croise un groupe d’amis très étrange, composé de deux filles et trois garçons. Mais ELLE ne s’intéressait qu’à Edward Cullen vampire de son état, doté de nombreux pouvoirs et dont la beauté et le comportement la terrorisent et la fascinent. Entre eux, naquit une passion qui les expose à multiples dangers, car Edward n'est pas un humain et Bella le sait. Prêts à tous les sacrifices, dans le respect de la nature de chacun, Bella et Edward vont de l'avant. Une histoire d'amour captivante.

Le mythe du vampire, son combat sur la soif de sang et sa lutte pour conserver une part d'humanité sont des thèmes très récurrents dans l’histoire.
J'ai vraiment adoré la lecture de "Fascination". La dualité des sentiments d'Edward, la crainte de Bella de voir s'en aller celui qu'elle aime sont autant de sujets qui nous parlent. Les premiers émois, le premier Amour, la souffrance, la fougue et la déraison de l'adolescence nous envoûtent, car qui n'a pas déjà vécu ce flot d'émotions ?


Vous aurez tort de vous priver de la lecture d’une aussi agréable œuvre!!!!!

jeudi 23 juillet 2009

"Les contes à l'école" de Serge Martin 2

L’exploitation usuelle du conte à l'école privilégie la lecture et la production d'écrits.
La transmission orale est l’une des caractéristiques du conte. Le conteur, quant à lui, est le passeur de textes qui y imprime sa propre marque. Et l'écrit de sa part facilite la compréhension et permet de dissocier deux actes "lire et comprendre" d'une part et "écouter et comprendre" de l'autre.

Serge Martin propose quelques perspectives didactiques pour la transmission du conte à l’école, à savoir :

* La lecture à haute voix :
La lecture magistrale a un rôle important dans la transmission des contes, par l'enseignant et les élèves. Il faut cependant que, le premier sorte complètement de l'ordinaire et le second soit dans une écoute maximale.
L'environnement lui aussi participe à la lecture, le lieu doit être organisé avec des conditions adéquates.

* Les conditions de la lecture :
La phase d'écoute permet de représenter l'histoire sous forme d'images mentales; cette phase demande de mettre l'élève dans des conditions d'écoute qui sont le lieu et l'enseignant :

1. Le lieu : Doit être adapté, disponible et calme.
2. L'enseignant : Il doit parler clairement de façon intelligible. Sa lecture doit être préparée et accompagnée de gestes identifiant les personnages, montrant leurs rôles et les relations qu’ils entretiennent, et en citant les évènements et les valeurs. Il doit être au centre de la démarche.

* Les modes de la lecture :
Pour que l'élève s'intéresse au conte, on doit le faire sortir de l'ordinaire, l'encourager et développer en lui le désir de lire en lui variant la lecture. A ce niveau trois modes de lecture :
1. Une lecture à voix haute en petit groupe, avec l'enseignant.
2. La lecture en petit groupe autour d'un livre choisi par l'élève et puis une lecture individuelle en atelier.
3. Une lecture libre qui permet à chaque élève de chercher le livre qui lui plait.

* Etude comparative entre deux contes :
La comparaison entre deux contes amène l'élève à distinguer et comprendre le récit. Lui raconter une histoire qui ressemble à une autre histoire qu'il a déjà rencontré, ou lui proposer une deuxième version d'une même histoire qu'il a déjà lu, on comparant les deux histoires, l'élève à l'aide de son enseignant, va distinguer les ressemblances et les différences et les classer.

Ce travail amène l'élève à apprendre à raconter un conte, il provoque l'imagination de l'élève et fait naître en lui des images mentales, de senteurs, des couleurs, et des ambiances. Sa mémoire devient remplie des images riches.




mercredi 22 juillet 2009

"Les contes à l'école" de Serge Martin 1

"Les contes à l’école", un ouvrage de Serge Martin, qui, a pour but, d'appréhender le conte dans sa dimension orale et culturelle, et de réfléchir sur la mise en place d'une pratique du conte au service de l'enseignement du langage oral. Il est écrit en 147 pages, publié aux éditions Bertrand – Lacoste à Paris en 1997.
Cet ouvrage n'est pas un ensemble d'articles, mais un ouvrage théorique sur l’exploitation didactique du conte en classe. Il s’organise en douze chapitres répartis en trois parties :

Partie I
Après une introduction, un petit historique critique de l’enseignement du conte à l’école, l’auteur commence à parler de l’histoire du conte, de ses structures et de ses conditions de narration et un commentaire rapide des textes officiels concernant la transmission des contes. L’auteur interrogera les théories de référence et tentera de construire une théorie de la spécificité l'historicité des contes.
Au cours des quatre premiers chapitres, Serge Martin bouscule des représentations tenaces.
Il refuse toute simplification, toute schématisation, par l'affirmation permanente de l'écriture et de la lecture comme des aventures dans les grilles des étapes, et des modèles à repérer et à reproduire.
Il insiste à faire du conte une lecture non proprétendique à d'autres lectures à venir plus complexe, mais bien une lecture savante toute de suite.

Partie II
Il présente aux enseignants des écoles quelques propositions didactiques à suivre :
• Une lecture comparative des contes,
• une réflexion sur les usages culturels des contes,
• une analyse des personnages,
• une lecture parodie
• un secours aux images pour une meilleure lecture.

Partie III
Il propose, d’abord, quelques contes : Le chat botté", des frères Grimm accompagnés par les images de Maurice Sendak et une lecture de "La petite fille aux allumettes".
Ensuite, il évoque "Eva" ou "Le pays des fleurs", il lui donne place aux visions de la ville de Joos, il la compare ensuite à "YELLA RITTLANDER", la petite fille dans "Alice dans les villes"
Enfin, il présente le départ d'"Eva", la petite vendeuse nocturne de fleurs "Les fleurs du mal".


De tradition orale, le conte suit l'évolution de l'humanité et sert de références à la fois culturelles, sociologiques et religieuses
Il appartient à une mémoire collective, avec laquelle certains prennent plus ou moins de liberté, transmis par un conteur, un passeur de textes, qui imprime au texte sa marque propre, à un public, qui même silence une part active dans ce qui est conté.
Intégrer conte à l'école c’est de développer les compétences langagières, l'enseignant en situation du contage sera attentif à l'espace, la distance, la posture, les gestes, les regards et la voix. L'lève de sa part travaille sur la prise de conscience du savoir être dans la communication et développe des compétences langagières.

mardi 21 juillet 2009

"La lecture" de Vincent Jouve 2

Nous nous intéressons au chapitre III, intitulé « comment lit –on ? ». Un chapitre révélateur des interrogations qui se posent autour de la lecture, entre autre :
• Quelle posture de lecture adoptons- nous ?
• Comment définir le rapport texte /lecteur ?
• Comment vit-on ce rapport ?

Il indique, ainsi, comment l’instance de la lecture est présentée dès la production du texte, et dans la consommation de ce dernier par le lecteur réel susceptible de construire un sens en interaction avec le texte.

Le chapitre III se résume en trois (3) axes :
1- l’interaction texte / lecteur
2- le texte comme programmation
3- le rôle du lecteur

Vincent Jouve aborde l’interaction texte / lecteur, comme étant la concrétisation du sens.
L’œuvre elle-même a besoin de la participation du destinataire. Un univers textuel est toujours inachevé, l’achèvement se fait par la réception, le lecteur complète l’insuffisance grâce à des indices, il peut alors construire le sens global.
Par ailleurs, le texte programme sa réception en proposant à son lecteur un certain nombre de conventions (stratégies), qui, orientent la lecture
L’auteur utilise aussi des points d’ancrage : réseaux sémantiques, relations de ressemblance, d’autres d’oppositions pour Iser. Ce sont des moyens efficaces pour programmer la coopération du lecteur.
Sur le même plan, Vincent Jouve aborde l’idée du rôle du lecteur, qui doit mobiliser des réflexes de base, d’anticipation et de simplification.
Le lecteur construit une hypothèse sur la teneur du texte, il anticipe donc simplifier le contenu narratif.
La lecture pour prendre ainsi les termes d’Iser est donc une dialectique entre prétention (attente de ce qui va arriver) et rétention (mémoire de ce qui s’est passé).
Nous pourrons résumer ce processus comme suit : anticipation hypothèse validation.
L’auteur parle de la performance du lecteur. Ce dernier construit sa réception en déchiffrant les différents niveaux du texte. Selon U. Eco, le lecteur part des structures les plus simples pour en arriver aux plus complexes, il actualise ainsi : les structures discursives, narratives, actantielles et idéologiques.

Cependant, si le lecteur peut réaliser des performances ; c’est par ce qu’il dispose d’une compétence qui fait appel à sa connaissance des règles de co-références du contexte, de la connaissance du codage rhétorique et stylistique, et la connaissance des scénarios intertextuels, et enfin la compétence idéologique.

lundi 20 juillet 2009

Neck "Se non ami"

Puoi decidere le strade che farai
puoi scalare le montagne oltre i limiti che hai
potrai essere qualcuno se ti va
ma se non ami
se non ami
non hai un vero motivo motivo per vivere
se non ami
non ti ami e non ci sei
se non ami
non ha senso tutto quello che fai
puoi creare un grande impero intorno a te
costruire grattaceli e contare un po' di più
puoi comprare tutto quello che vuoi tu
ma se non ami
se non ami
non hai un vero motivo per vivere
se non ami
non ti ami e non ci sei
se non ami
se non ami
non hai il senso delle cose più piccole
le certezze che non trovi e che non dai
l amore attende e non è invadente e non grida mai
se parli ti ascolta tutto sopporta crede in quel che fai
e chiede di esser libero alle porte
e quando torna indietro ti darà di più
se non ami
se non ami
tutto il resto sa proprio di inutile
se non ami
non ti ami
non ci sei...
senza amore noi non siamo niente mai...


samedi 18 juillet 2009

Les Contemplations de Victor Hugo

La source tombait du rocher
Goutte à goutte à la mer affreuse.
L'Océan, fatal au nocher,
Lui dit : " Que me veux-tu, pleureuse?

"Je suis la tempête et l'effroi;
"Je finis où le ciel commence.
"Est-ce que j'ai besoin de toi,
"Petite, moi qui suis l'immense?"

La source dit au gouffre amer :
"Je te donne, sans bruit ni gloire,
"Ce qui te manque, ô vaste mer !
"Une goutte d'eau qu'on peut boire."

vendredi 17 juillet 2009

Quelques célèbres citations littéraires

* Le bonheur humain est composé de tant de pièces qu'il en manque toujours.
Nos vrais ennemis sont en nous-mêmes.
De quelque superbe distinction que se flattent les hommes,ils ont tous une même origine, et cette origine est petite.

Bossuet

* La plus noble conquête que l'homme ait jamais faite est celle de ce fier et fougueux animal, qui partage avec lui les fatigues de la guerre et la gloire des combats.
Ceux qui écrivent comme ils parlent, quoiqu'ils parlent très bien, écrivent mal.
La seule vraie science est la connaissance des faits.

comte de Buffon Georges-Louis Leclerc


* Fuyez un ennemi qui sait votre défaut.
Pour grands que soient les rois, ils sont ce que nous sommes: Ils peuvent se tromper comme les autres hommes.
On n'aime point à voir ceux à qui l'on doit tout.

Corneille Pierre


* L'avenir est ce qu'il y a de pire dans le présent.
On fait de la critique quand on ne peut pas faire de l'art, de même qu'on se fait mouchard quand on ne peut pas être soldat.
La manière la plus profonde de sentir quelque chose est d'en souffrir.

Flaubert Gustave


* L'avenir est un lieu commode pour y mettre des songes.
Ce que les hommes appellent civilisation, c'est l'état actuel des moeurs et ce qu'ils appellent barbarie, ce sont les états antérieurs. Les moeurs présentes, on les appelera barbares quand elles seront des moeurs passées.
On reproche aux gens de parler d'eux-mêmes, c'est pourtant le sujet qu'ils traitent le mieux.


France Anatole


* Aimer, c'est la moitié de croire.
Le chien, c'est la vertu qui, ne pouvant se faire homme, s'est faite bête.
Nous sommes tous les deux voisins du ciel, Madame, Puisque vous êtes belle, et puisque je suis vieux.
Hugo Victor

mardi 14 juillet 2009

Et si nous relisions l'Emile de Rousseau

Une communication écrite par Michel Termolle, à la faculté des sciences de l’éducation à l’université de Mons-Hainaut.
L’auteur commence d’bord par donner l’exemple de Marion, une fillette de 14 ans, qui, avait obtenu un 6/20 à son examen de chimie. Et la cause en est sa confusion entre les définitions qu’elle avait apprises : avoir mémorisé des définitions, qui, en réalité ne veulent rien dire pour elle.

« Son père est chimiste. Pour lui, les réponses aux questions posées à l’examen sont claires et évidentes1

L’auteur nous explique qu’il existe de nombreux cas comme Marion dans nos écoles et nos auditoires des universités. Où se multiplient les évidences en littérature, en chimie, en Histoire…, qui n’ont pas de sens pour nos élèves et nos étudiants.
Ensuite, il établie sur la carrière de J-J Rousseau comme précepteur chez M. de Mably, puis comme autodidacte pour enfin passer à son œuvre l’Emile.
Dans son Emile, Rousseau prend en charge l’éducation et l’enseignement d’un élève imaginaire : « […] même si Emile était un élève imaginaire, il a aussi rencontré des Marion, des Sophie, des François et des Antoine. »2

Michel Termolle procède par la suite à décrire la théorie de Rousseau sur l’éducation exposée dans les cinq livres de son Emile. Il décrit et commente la pédagogie rousseauiste d’un apprentissage par projet. Une " pédagogie de situation " qui permettra à son Emile de se former par l’expérience personnelle et non par la volonté du précepteur.

Dans ses préoccupations pédagogiques, Rousseau n’abandonnera pas deux nécessités de l’acte d’apprentissage :

1/ Faire tout pour que nos élèves puissent nous « entendre »
2/ Faire tout pour que nos élèves puissent « s’émouvoir »

Selon Rousseau, il faut éviter l’enseignement direct du maitre à l’élève : « Tout l’art du maitre consiste donc à le guider, sans que l’élève s’en rende compte, vers les occasions utiles, vers les occasions qui ont du sens pour l’élève en situation d’apprentissage. »3

Pour conclure, « Proportionner l’éducation au développement de l’enfant » est le plus important principe abordé dans l’Emile. Car si nous essayons d’inculquer aux élèves des savoirs (idées) dont ils ne sont pas encore capables, nous courrons le risque de leur donner des idées fausses et dangereuses : « On ne saura point et on ne pourra plus les détruire »4

Pour une pédagogie active, il faut éviter donc construire un enseignement hors des idées mal comprises par nos élèves. Il faut qu’ils sentent l’avantage actuel, le convenable et le bon.
Pour Michel Termolle : « Il est impératif que nos élèves voient clairement le rapport à leur bien-être moral »5 .
L’utile, et le seul utile, ce qui correspond à un vrai besoin peut faire sens pour nos élèves.


(1)Termolle, Michel, Et si nous relisions l’Emile de Rousseau ?, in L’école et le savoir : La question du sens, éd Sahar, 2008. p.101
(2) Ibid.
(3) Ibid. P.112
(4) Ibid.
(5) Ibid.


jeudi 9 juillet 2009

"La lecture" de Vincent Jouve 1


L’ouvrage de Vincent Jouve "La lecture", paru dans la Collection Contours littéraires, Paris Hachette en 1993, est une synthèse, qui, fait le point sur un objet d’étude, la lecture. Cette dernière concernant plusieurs disciplines : la sociologie, la psychologie et surtout la linguistique et la sémiologie.
Un ouvrage sur la réception de la lecture qui s'inscrit parfaitement dans le parcours de la coopération de la lecture.
Des théories, des analyses précises, de nombreux exemples empruntés à la littérature française ou étrangère, une série de textes critiques font de cet ouvrage un instrument indispensable pour la compréhension d'une pratique au fondement de l'expérience littéraire.

Ouvrage subdivisé en six chapitres :
1- Qu’est ce que la lecture ?
2- Un casse tête théorique : le lecteur est-il pensable ?
3- Comment lit-on ?
4- Que lit- on ?
5- Le vécu de la lecture.
6- L'impact de la lecture.



La lecture n’est pas envisagée du point de vue d’une technique de l’apprentissage d’une compétence spécifique de déchiffrement d’un message écrit. Mais il s’agit plutôt de s’interroger sur le rapport d’un sujet aux œuvres littéraires et au sien de celles-ci les œuvres de fiction occupent la plus grande part du corpus étudié et prendre en compte la façon selon laquelle la lecture habite une œuvre.
Dès lors, comprendre une ouvre, explique l’auteur :
« C’est la relation mutuelle entre écrivain et lecteur qu’il faut analyser ».

C’est autour de cette perspective, que l’ouvrage de Vincent Jouve a été consacré, perspective sur la lecture comme réception.

Nous nous sommes intéressées au 3ème chapitre intitulé "Comment lit-on?"
Un chapitre révélateur des interrogations qui se posent autour de la lecture.Et dans lequel, Vincent Jouve aborde, d'abord, l’interaction texte-lecteur ensuite le contrat de lecture et finalement la part du lecteur ainsi que ses compétences et ses réflexions dans l'anticipation puis la simplification de sa lecture.


En abordant ce chapitre, on tentera d’apportes des éléments de réponse aux interrogations suivantes :
• quelle posture de lecture adoptons - nous ?
• par quoi se définit le rapport texte /lecteur ?
• comment vit-on ce rapport ?

lundi 6 juillet 2009

La fable dans la littérature comparée (suite)

Nous allons maintenant effectuer une petite comparaison entre les fables de Kalila wa Dimna et celles de La Fontaine.

1- Dans Kalila wa Dimna :

* L’auteur applique la technique du récit – cadre, c'est-à-dire, un récit à l’intérieur d’un autre.
* Le récit est plus long. Il est cadré.
* Il n’y a pas de suspense.
* Il est contextualisé.
* Le niveau de la langue n’est pas beaucoup travaillé. Il n’y avait pas de tradition de prose chez les Arabes.

2- Dans les fables de La Fontaine :

* Le récit est court.
* Il n’est pas cadré.
* Il n’est pas contextualisé.
* Le niveau de la langue est soutenu. Il s’adresse à une classe supérieure exigeante. Il y a de musicalité, de la sonorité car on est dans la poésie. Il y a des vers longs avec des petits vers.
* Le texte est traduit de l’Arabe au Français

mercredi 1 juillet 2009

La fable dans la littérature comparée

La littérature comparée s'intéresse aussi aux genres. Ces derniers voyagent, transcendent les frontières, d'un pays à un autre et d'une culture à une autre.
Tout comme les contes, les nouvelles, les mythes... la fable existe aussi dans toutes les littératures, dans toutes les langues: chinoises, russes, arabes...
Le comparatiste ne s’intéresse pas uniquement à la naissance de ce genre. Mais comment a –t- il évolué ? Transcendé les frontières ? Quelles différences trouvons-nous entre la fable russe, chinoise, américaine ? Y a-t-il eu des interférences ? Des influences ? Des emprunts ? La fable est un récit fictif qui met en scène toute sorte de personnages, des dieux, des êtres humains, des animaux, des objets inanimés… et qui vise une moralité. Elle peut être implicite ou explicite, directe ou indirecte. Si nous prenons l’exemple des Fable de La Fontaine (apologue), elles se constituent de deux parties : Le corps (le récit, l’histoire). L’âme (la moralité).
Toutes les sociétés ont connu le genre de la fable dans leurs histoires lointaines. Toutes les cultures ont connu l’histoire de la fable qui s’apparente au conte.

- Certains pensent que les Grecs sont les premiers à avoir écrit la fable.
- D’autres pensent que c’est en Inde. Les pratiques religieuses : l’adoration de la vache, ont favorisé l’éclosion de ces récits. La réincarnation était très présente chez les Indous. C’est ce qui a fait que les Indous ont produit des fables.
Et c’est le mouvement migratoire des Indous installés en Europe, venus avec leurs récits, leurs historiettes, qui a favorisé le transfert de ce genre littéraire passionnant.
- Les Arabes aussi ont eu leurs fables. L’animal a eu sa place proche de la vie de l’Arabe. Il était présent. Certaines tribus d’Arabie avaient des noms d’animaux : Les Béni Assad, Les Béni Koulaïb. Notons tout de même que dans la tradition arabe, il y avait deux sortes de fables : Celle à connotation religieuse qui expliquait des phénomènes religieux, et celle qui servait à expliquer des proverbes.

On pense que chez les Grecs, Ésope a été l’un des premiers fabulistes à avoir écrit des fables. En fait, ce sont ses disciples qui ont écrits ces fables. Ésope était un esclave, affranchi par la suite, qui s’est mis à raconter des fables.

Mais, jusque là, la fable n’a pas de statut littéraire. La fable était considérée comme un genre mineur. Elle n’avait pas ses règles, ses lois. Le premier fablier qui nous soit parvenu, c’est un livre indien intitulé le PANTA CHATANTRA. C’est un fablier indien qui a été écrit à la demande d’un roi par le philosophe PILPAY (BEYDABA). Ce même livre a été traduit par les Persans sous le nom de KALILA WA DIMNA. Et, c’est Abdallah IBN El MOUKAFFAH qui a traduit le livre de Kalila Wa Dimna de la langue persane vers la langue arabe. Il était d’origine persane. Ibn El MOUKAFFAH était le secrétaire personnel du Calife El MANSOUR. À cette époque là, il y a eu un grand mouvement de traduction des autres cultures vers la langue arabe, car il y avait à l’intérieur de cette société arabe beaucoup de personnes issues d’horizons divers. C’était un cercle où se réunissait toute sorte de culture.

KALILA Wa Dimna était importante et du coté politique et du coté littéraire. Elle était écrite en prose. Le premier livre a été écrit dans un contexte païen. Ibn El MOUKAFFAH, en le traduisant, a essayé de l’adapter à la société arabe de l’époque selon les habitudes et la bienséance.

Kalila Wa Dimna a été traduite à une époque où la société arabo-islamique était à son apogée. Par la suite, les deux versions ont été perdues. Il n’est resté que le livre traduit. On a repris le livre arabe et fait une traduction vers les langues persane et indienne. C’est un nouveau livre, car Ibn El MOUKAFFAH avait enlevé tout ce qui n’allait pas avec la culture arabe, la mentalité arabe. Parvenue à l’Europe, Ésope était incontestablement le maître de la Fable. Il y avait des gens qui glissaient dans leurs écrits de petits récits, fables, mais il n’y a jamais eu de fabulistes.

Il a fallu attendre Jean De LA FONTAINE pour que la fable ait un statut littéraire, un statut savant.
Grâce à LA FONTAINE, la fable a pu avoir un statut savant du genre littéraire avec ses règles, ses dogmes, ses traditions. Pourquoi ? Car, il a inversé les rôles. La raison d’être de la fable, ce n’est plus la morale. Cette dernière est reléguée au deuxième plan. Ce qui est important pour lui, c’est le récit. La priorité est donnée à l’histoire, au récit, pas à la moralité. Il travaillait le coté esthétique, la forme, la bonne musicalité. Elle est devenue telle une pièce de théâtre où toutes les techniques utilisées sont inspirées de la mise en scène d’une pièce de théâtre.

samedi 20 juin 2009

Littératures francophones et théorie postcoloniale : Jean-Marc Moura

Le renouveau de la création littéraire en langue française de ce tournant de siècle passe par les littératures francophones.
Pour peu que l’on s’entende sur le terme de francophonie et la manière de l’étudier, ce changement mérite attention particulièrement en France, pour ses qualités esthétiques, pour ce qu’il nous dit du monde où nous vivons et par qu’il met en lumière certains présupposés français quant à l’approche des belles lettres.


Ce livre est ainsi critique et programmatique : il est à la fois reflet de théories et d’analyses encore peu connues des chercheurs francophones et tentatives de construction de ponts conceptuels entre des domaines, francophonie et anglophonie, notamment, qui s’ignorent assez largement. Cette perspective comparative originale aimerait contribuer à une relecture des œuvres d’expression française et à une réflexion concernant l’avenir des recherches sur la francophonie littéraire.


Il ne s’agit pas de considérer la théorie postcoloniale comme un modèle mais de préciser ses options critiques pour examiner leur intérêt et leur validité au regard de la notion de francophonie.


Jean-Marc Moura présente son ouvrage « Littératures francophones et théorie postcoloniale » en le décomposant en six chapitres.

Dans le premier « Perspectives francophones » PP [11- 27], l’auteur rappelle que le français reste une langue internationale de culture, malgré le petit nombre de peuples qui l’utilisent le plus souvent en langue seconde, dans le deuxième chapitre « Perspective postcoloniale » PP [29- 44], il emporte le lecteur vers les littératures qui s’écrivent en français en se concentrant sur l’Histoire et la sociologie, et dans le cœur du livre qui est le troisième chapitre « Les voies d’une philologie contemporaine » PP [45- 70], Jean-Marc Moura montre en quel sens, on peut parler d’une vocation philologique à propos d’une critique et d’une histoire qui s’intéressent au contexte mental et socioculturel des œuvres. Le chapitre 4 « Langues et littératures » PP [71- 108], évoque la conscience linguistique propre aux auteurs francophones et détaille quelques formes d’analyse de la langue des textes, le chapitre 5 « Poétique » PP [109- 138], s’interroge sur la possibilité d’une étude de la poétique des œuvres à partir de l’analyse de leur scénographie, enfin dans le dernier chapitre « Pour une théorie postcoloniale » PP [139- 160], constitue une conclusion sur la nouvelle tentation des auteurs francophones.

mardi 19 mai 2009

Un 19 Mai pas comme les autres!!!

Les étudiants et enseignants de la faculté des Lettres et des Arts, et plus particulièrement ceux du département de français qui, ont été surnommé de chrétiens, et sortant de religion, sont encore sous le choc, après les incidents d’aujourd’hui, au sein de l’université, lieu de la culture, de la diversité, de la tolérance et de l’entente, quelques membres appartenant à une organisation non fiable à notre égard ont envahi sans autorisation ni permission l’amphi 02, où, se tenait une réunion avec M. Benramdane Farid, le doyen de la faculté, concernant la célébration de la journée de l’étudiant 19 Mai, pour saboter la réunion et les activités prévues en cette journée.

Ces chamailleurs, que je refuse personnellement de les appeler « étudiants », ont témoigné que l’université n’est plus un espace qui se distingue de la société. On y réfléchit de la même manière que le commun des citoyens, et ce par leur violence, leur agressivité, et surtout de leur impolitesse et non respect, non seulement vis-à-vis de la personne du doyen, mais vis-à-vis des étudiants et le corps professoral, en interdisant à une chorale composée de plus d’un millier d’étudiants rassemblés dans la cours centrale de la faculté de chanter l’hymne national pour accompagner le salut du drapeau algérien.

Par le présent article, nous en sommes à la première étape, il faut briser ce mur d’incompréhension, de désaccord profond, de brutalité et d’insécurité qui a envahi nos facultés.

Cet acte « très dangereux » doit absolument susciter une profonde réflexion, non seulement sur la sécurité des enseignants et des étudiants, mais aussi sur l’avenir des espaces universitaires, qui se clochardisent et deviennent un théâtre d’affrontement.

Enfin, je vous félicite mes amis, soyez fiers ! Nous avons célébré ce 19 Mai 2009 dans les mêmes circonstances que nos ancêtres étudiants et martyres du 19 Mai 1956.

Un souvenir, Une commémoration, Un 18 Mai 2009

Aujourd’hui, nous allons changer les rôles, l’étudiant, qui, a été jusque là récepteur, devient producteur. Quant aux enseignants, ils n’auront qu’à s’installer tranquillement, car nous avons voulu les servir, comme, ils l’ont toujours fait pour nous, et là, je m’adresse à M. le recteur de l’Université de Mostaganem, M. le vice recteur (M. Chaalal), le doyen de notre faculté, M. Benramdane Farid, notre vice doyen, M. Kridèche, à M. Roubai, le chef de département de français, et ses deux belles adjointes Mme. Bentaifour et Mme. Medjahed.

J’aimerai les remercier, en mon nom et au nom de tous les étudiants du département de français, et plus particulièrement, au nom de la promotion de la 4éme année, pour nous avoir permis de finir notre cursus universitaire en beauté.

Aujourd’hui, il y aura de tous les goûts : de la chanson, du théâtre, de la poésie, des communications assurées par les étudiants de la 4éme année, et notamment une parodie des enseignants de notre département, et à qui, on aimerai dire qu’on les aime tout en les imitant, car sans eux nous nous étions sûrement pas là aujourd’hui.

C’est avec cette petite allocution que ma charmante amie et copine, Ziane Samira avait annoncé le commencement des activités culturelles et artistiques, organisées par les étudiants du département de français et à leur tête Mme Bentaifour et M. Azzedine Malek, une journée d’Art et des Lettres, avec un programme aussi riche que diversifié.
Accompagnée de notre cher ami et collègue Boumediene FethAllah, qui n’a pas été seulement un présentateur, mais aussi l’animateur et le poète, ils ont tous les deux présenté et témoigner de l’esprit culturel et du talent artistique de nos étudiants.

Nous tenons ainsi à remercier tous les participants à savoir :

- Notre chère et charmante animatrice : Ziane Samira.
- Les membres de la chorale chacun par son nom.
- Les différentes troupes de théâtre (formées par des étudiants de département de français). Et le trio du sketch Djamel Debouz.
- Le groupe de la parodie : promotion de la 4éme année
· Lazreug Hafid
· Khames Abdellah
· Hadjedj Mohamed
· Yahia Aicha
· Abid Souad
· Ghouali Omar
· Boumediene FethAllah
· Amar Mohamed
· Derrer Saada
· Mersali Mohamed Amine
· Benabou Sihem
· Mefleh Mama.

- Les demoiselles des 03 défilés de mode et les couturières (étudiantes au département de français).
- Les étudiants africains qui ont contribué à la célébration de cette journée
- Mlle Maghraoui Imene et M. Amara pour les hommages faits à M. Djebaili et M. Benchehida.
- Les étudiants : Midou, Hamidou, Nawel, Souhila et Amina pour les chansons solo interprétées par leurs voix mélodieuses; Mourad, Mansour et Awatif...


Un merci trés particulier à tous ceux qui ont contribué pour réussir cette journée.

lundi 18 mai 2009

Verlan, langage sms, et le langage du net III

Cependant si le langage SMS peut remplacer un mot par un équivalent phonétique comprenant autant de caractères mais plus rapides d'accès : « moi » devient « mwa » car M, W et A sont les lettres apparaissant en priorité en appuyant sur les touches correspondantes, alors que O et I sont troisièmes : il faut donc appuyer sur trois touches pour écrire « mwa », contre sept et une pause pour « moi ».
Ce genre de transformation est sans intérêt quand on utilise un ordinateur, O et I étant des touches plus accessibles que W sur les claviers .


Langage Internet:


À l'inverse, le langage d'Internet emploie plusieurs procédés peu courants avec des téléphones portables :
•de nombreux sigles de l'argot Internet n'ont de sens qu'en tant que répartie, comme « lol » , « cpg » ou « ect ». Ils sont donc la quasi-exclusivité des chats.

les émoticônes ,étant une courte représentation d'une émotion, d'un état d'esprit ou d'une ambiance, utilisée dans un discours écrit, nécessitent des caractères autres que les chiffres et les lettres. Ils sont donc peu utilisés pour les SMS, car plus difficiles d'accès. ( remplacées par les smiley dans les systèmes de messageries moderne.


Nous citerons qlq exp:


Sourire: :-)


Tristesse::-(


Pleurant: :'(


riant de toutes ses dents: :-D :D


Quoi?


Clin d’œil:

Verlan, langage sms, et le langage du net II

Langage SMS: est un sociolecte écrit qui modifie les caractéristiques orthographiques voire grammaticales d'une langue afin de réduire sa longueur, dans le but de ne pas dépasser le nombre de caractères autorisé par les messages SMS, ou dans le but d'accélérer la saisie de l'énoncé sur un clavier numérique d'un téléphone.

Le langage SMS, apparu au cours des années 1990, combine plusieurs procédés pour raccourcir les phrases et les mots :
- Par abréviation: la plupart des voyelles sont écartées, certaines consonnes sont également retirées, mais le mot reste plus ou moins lisible et compréhensible ; Ces abréviations sont courantes en français oral. On les entend dans des conversations familières et dans certaines chansons, en voici quelques exemples:

•bj : bien joué
•bjr : bonjour
•bn, b8 : bon ou bonne nuit
•bsr : bonsoir
•btg : bien ta grotte (s'utilise lorsqu'un internaute annonce une nouvelle dont tout le monde est déjà au courant)
•Bvo : bravo
•chui : je suis
•C ki : c'est qui? * cc, couc, ccou : coucou
•dsl : désolé
•dtf : de toute façon
pk, pq, prk, pkoi : pourquoi.


En phonétique, il faut prononcer les syllabes normalement pour reconstituer le mot d'origine, nous citerons par exemples:


koi : Quoi Jamé : jamais
Grav : grave eske : est-ce que
Cmt: comment Bb : bébé
Bcp : beaucoup
jpl : je plaisante kdo : cadeau
ki : qui
Stp: s’il te plait.
à+ / ++ / @+ / ++++ / à+ / -- (version ironique) : à la prochaine, à plus tard.


Le rébus typographique, combinaison des lettres et des chiffres:
2m1 = demain,
bi1 = bien,
K7 = cassette,
koi 2 9 = quoi de neuf,
Kc: cassé, fatigué,
À 1 2c4: à un de ces quatre. B8: bonne nuit.


Valeur épellative des lettres, des chiffres et des caractères :
G : j'ai ,
C : c'est ,
bi1 : bien (avec souvent une confusion entre le son "un" de "1" et le son "in" dans "demain" ou "bien"),
Ce procédé vient de l'anglais (R = are, U = you ),
langue dans lequel ce procédé n'est pas l'exclusivité des jeunes.

En voici qlq sms:
•Slt Jim ca va ? mer6 pr tn msj pr mn anif
•Pa 2 koi jve te voir D ke possib pr prendr un ver
•Pe etre samdi soir on pouré alé o 6né
•Ok g nial mé j doi etre 2 retour aven 00h
•Kar je ve D je né ché gran-mèr pr dimanch
•Ca march samdi soir 20h a la méson.

L'utilisation du langage SMS fait par ailleurs l'objet de critiques d'une partie des internautes. Ainsi, différents arguments appuient son utilisation :
-Souplesse d'utilisation
- Permet d'insérer plus d'informations lorsqu'on dispose d'un espace limité
-limite la compréhension aux seuls initiés
-Rapidité d'utilisation
-Crée un sentiment d'appartenance à à une communauté linguistique ou générationnelle.


D’autres la contestent:
-Difficulté de lecture et de déchiffrement
-Manque de respect du lecteur
-Inutilité de son utilisation sur le Web
-La généralisation du langage SMS engendrerait une forme de conformisme vis-à-vis de son utilisation.

Verlan, langage sms, et le langage du net I

Difficile d'échapper aux phénomènes du verlan et des SMS, ces mini-messages que l'on s'envoie à longueur de journée. Malheureusement, ils sont limités en nombre de caractères et longs à saisir : voila qui incite aux raccourcis... C'est pour ces raisons que sont nés d'étranges langages sur nos téléphones. La seule règle étant de se faire comprendre de son interlocuteur.

Le verlan:

Un autre phénomène, un procédé argotique ancien qui s'est développé dans l'argot parisien des années cinquante et a pris un nouvel essor et de nouvelles formes.
Il est surtout perçu dans les communications verbales, qui caractérisent surtout le parler jeune.

•Le verlan est une forme d'argot français qui consiste en l'inversion des syllabes d'un mot, parfois accompagnée d'"élision", un type d'apocope, afin d'éviter certaines impossibilités phonologiques.
•C'est en inversant les syllabes de la locution adverbiale à l'envers que le terme de verlan a été crée.
•Aussi parle-t-on de formes verlanisées pour caractériser les vocables issus du verlan, qui sans être connues sous le nom de verlan, ces formes sont les plus anciennes, elles remontent au Moyen Age et ont commencé à être utilisée par le peuple à partir du XVI° siècle.
•L'usage du verlan s'est particulièrement développé à partir de la Seconde Guerre mondiale.

•Initialement utilisé comme langage cryptique dans les milieux ouvriers et immigrés de la banlieue parisienne, le verlan s'est rapidement répandu à toutes les classes de population, notamment grâce à son usage au cinéma et en musique.
•Le verlan actuel s'est répandu en français depuis la deuxième moitié du XX° siècle mais l'inversion de lettres ou de syllabes, utilisée afin de créer un effet de style en littérature, date de plusieurs siècles.


•Les plus anciennes formes de métathèses et autres jeux de mots attestés remontent au XII siècle avec le Roman de Tristan et Iseut où Béroul transforme le prénom de Tristan en Tantris cependant, il n'est pas établi si de telles formes étaient utilisées dans le langage courant.
•C'est ensuite, au XVI° siècle et au XVII° siècle que ces anagrammes et jeux de mots se sont multipliés.
•En 1960, Antoine Furetière, dans son Dictionnaire universel, donne pour définition de l'article "verjus" "on dit, c'est verjus ou jus vert pour dire: c'est la même chose", représente la forme la plus ancienne pouvant être assimilée avec certitude à du verlan.


•C'est au cours des années 1800 que l'utilisation du verlan dans la communication orale apparaît.
•Lazare Sainéan rapporte le cas d'une lettre de bagnard surnommée "La Hyène" ayant daté da lettre par "Lontou, 1842" au lieu de Toulon, indiquant que le verlan se répand dans le langage des prisonniers.
•Jaques Dutronc avait utilisé du verlan en 1971:
•"J'avais la vellecère qui zéfait les guevas" pour dire: "J'avais la cervelle qui faisait des vagues) *A l'époque, la chanson passa inaperçue.


•Le début des années 1990, marqué par l'émergence du mouvement hip-hop, représente le début d'une réintroduction massive du verlan dans le langage parlé en France et surtout au sein des nouvelles générations. L'essor du rap a fortement contribué à la dissémination du verlan dans la population française.
•Le verlan a permis aux amateurs de rap et aux rappeurs à la fois de se démarquer par leur différence culturelle et sociale et d'apporter une nouvelle identité plus marginale et souvent plaisante à l'âge adolescent.


•Des groupes comme NTM, Sages Poètes de la Rue ou encore le Ministère AMER, précurseurs de la scène rap française, sont les principaux acteurs du retour du verlan dans le pays. Leurs contributions ont porté autant sur les néologismes verlanisés que sur le rétablissement d'anciens termes déjà utilisés.
•En 2004, un certain verlan (essentiellement constitué d'un vocabulaire) a fini par être plus ou moins compris et utilisé par toutes les couches de la société, ce qui en fait un langage en cours de démocratisation loin de son image plutôt marginale initiale. Toutefois, il existe quelques poches géographiques dans lesquelles un verlan très "pur"/"dur" est utilisé quotidiennement.


•Le développement des nouveaux moyens de communication, le SMS en tête, a rendu pratique le verlan, notamment en raison du caractère raccourci des formes verlanisées bien plus rapides à taper sur des claviers que leurs équivalents dans la langue française officielle.

•La formation d'un mot en verlan est essentiellement phonétique. Le verlan étant une langue orale, on peut trouver de nombreuse exceptions. Néanmoins, la grande majorité des formations se décompose en quatre opérations :
•Ajout ou suppression de la dernière voyelle
•Découpage du mot.
•Inversion.
•Troncation ou élision de la dernière syllabe du néologisme formé.
•Seule la troisième opération (inversion) est présente dans tous les mots de verlan. Elle est caractéristique de cet argot.

Les étapes de la formation d’un mot verlan:

Sur certains mots, on peut considérer qu'un -e muet a été ajouté ou bien que la dernière voyelle a été soustraite avant de commencer le processus. C'est loin d'être systématique.
•Ex: cher -> chèreu. défoncé->défonc'. bled->blèdeu. flic->flikeu. rigoler-> rigol'. énervé -> énerv'.
•Le mot ou expression est découpé en deux parties. C'est l'usage et la facilité à prononcer le mot final qui semblent être les principaux facteurs déterminant l'endroit de cette coupure:
• la séparation se situe en général avant la syllabe accentuée sur les mots de plus de deux syllabes; les deux parties sont de taille approximativement égale. Sur les mots de deux syllabes, la séparation se situe presque toujours entre les deux syllabes.
•Ex : chè-reu dé-fonc' blé-de fli-keu ri-gol' éner-v'. Et d'autres: ci-garette va-zy fa-meu ç-a ri-che mor-ceau.


•Une fois le mot découpé, on intervertit les deux parties. Cette inversion caractérise le verlan, en ce sens qu'elle est présente dans toute construction d'un mot de verlan, et qu'un mot formé au moyen de cette inversion est un mot de verlan. Ex : reu-chè fonc'-dé de-blé keu-fli gol-ri v'-éner garette-ci zy-va meu-fa a-ç che-ri ceau-mor.
•Pour des raisons de prononciation, on peut retrancher la voyelle finale du mot, ou même parfois la changer (mais le cas "garette-ci-> garo" ne semble pas spécifique au verlan mais plutôt analogue à des diminutifs comme "apéritif->apéro" par exemple).
Ex: reuché->reuch', garette-ci->garo, keu-fli->keuf' meu-fa->meuf.


•Herbe:Beuh
•Poil:oilpé
•Moi:ouam
•Flic:keuf
•Choper:pé-cho
•Cigarette:garo
•Discret:screud'
•Arabe:beur
•N’importe quoi:"portna" "wak" .

La Grammaire générative.

La grammaire générative se propose de dégager les universaux linguistiques des caractéristiques propres à une langue. En cela, elle rejoint les préoccupations énoncées par la Grammaire de Port-Royal au XVIIe siècle. C'est également dans ce sens que s'orientent la plupart des recherches actuelles en grammaire, qui visent essentiellement à dégager les conditions universelles qui pèsent sur la forme et le fonctionnement des règles de grammaire.


Dans le présent travail, nous avons tenté, d’effectuer un bref aperçu de la grammaire générative, de définir très brièvement ce que sont la structure de surface et la structure profonde, et de collecter quelques exemples pour illustrer ce travail.


1/ Aperçu général et bref de la grammaire générative :

La plupart des recherches actuelles en grammaire visent essentiellement à dégager les conditions universelles qui pèsent sur la forme et le fonctionnement des règles de grammaire, dans ce sens, la grammaire générative se propose de dégager les universaux linguistiques des caractéristiques propres à une langue.
Selon Noam Chomsky, le Distributionnalisme soulève un problème important qui se résume dans le fait que les résultats qu'il permet d'atteindre se présentent comme une classification descriptive des types de phrases observées dans le corpus, il s'avère impossible aussi de Caractériser les relations existant entre divers types de phrases. Par exemple, même au niveau intuitif, une
Phrase interrogative est similaire à la phrase déclarative correspondante. Chomsky considérait que les différentes méthodes de traiter la linguistique ne permettaient pas d'exprimer le fait que "le sujet parlant " peut "produire et comprendre instantanément de nouvelles phrases qui sont différentes (au niveau de l’intonation et celui des constructions de la phrase) de celles qu'il a précédemment entendues. C’est ce qui a amené Chomsky à formuler à partir de 1955, une nouvelle théorie linguistique qu’il appela « La grammaire générative » et qui est un ensemble de règles grammaticales qui permet de générer toutes les phrases de la langue. C’est une théorie qui propose une nouvelle étude linguistique, elle procède par l’effacement des "conceptions taxinomiques de la structure linguistique".
La grammaire générative vise à rendre compte de la créativité du langage qui permet à un individu de comprendre et de produire des phrases qu'il n'a jamais entendues, c’est-à-dire distinguer activité linguistique réelle du sujet (sa performance) de son savoir implicite de la langue (sa compétence).
La grammaire générative tente de résoudre les problèmes de structures linguistiques tels que l’ambiguïté, dans la phrase : Pierre aime mieux Paul que Jean où on ne sait pas si Pierre aime Paul ou si Jean aime Paul. La grammaire générative propose une explication de cette ambiguïté. Elle distingue ce que Chomsky appelle structure de surface et structure de profondeur ; l'ambiguïté proviendrait du fait que les deux phrases ont la même structure de surface et une structure de profondeur différente. Une telle analyse a rendu nécessaire l'introduction de mécanismes ou ce qu’on a appelé les transformations qui permettront d'expliquer le passage d'une structure profonde abstraite à une structure de surface correspondant à l'énoncé effectif, d'où le terme de grammaire transformationnelle.

Donc la grammaire générative tente de caractériser la connaissance de la langue qui permet l'acte effectif du locuteur-auditeur ; elle est basée sur la distinction performance/ compétence, en d’autres termes, la connaissance que le locuteur-auditeur a de sa langue contre l’emploi effectif de la langue dans des situations concrètes. (Étendu un peu plus loin dans ce travail).
Selon Noam Chomsky : « La grammaire d’une langue propose d’être une description de la compétence intrinsèque du locuteur-auditeur idéal. Si la grammaire est, de plus, parfaitement explicite (en d’autres termes, si elle ne fait pas simplement confiance à la compréhension du lecteur intelligent, mais fournit une analyse explicite de l’activité qu’il déploie), nous pouvons, non sans redondance, l’appeler grammaire générative ».
Chomsky affirme donc qu’on peut produire à l’aide d’un système de règles un ensemble infini de phrases à partir d’un ensemble finis d’éléments (les mots d’une langue) ce qui le mène à définir la dichotomie compétence/performance s’explique comme suit :
La compétence du sujet parlant (locuteur/auditeur idéal) est le système intériorisé de règles qui lui donne la capacité de produire des phrases grammaticales, d’interpréter des phrases ambiguës, de produire des phrases nouvelles, c’est le savoir linguistique qui caractérise la faculté de langage propre à l’espèce humaine, n’oublions pas que Chomsky ne définit pas la langue de la même façon tel que Saussure, pour lui La langue n’est pas un système de signes mais un système de règles.
La performance des locuteurs est le produit de leur compétence, leur manière de s’approprier la langue.
Ce qui explique l’objectif de la grammaire générative, qui, est de rendre compte de la compétence linguistique des sujets parlants.


2/ La structure de surface et la structure profonde :

La langue étant définie comme un « ensemble fini ou infini de phrases, chacune d'entre elles étant de longueur finie et composée d'un ensemble fini d'éléments », l'analyse syntaxique doit être capable d'analyser comment sont organisées les phrases d'une langue, c'est-à-dire la grammaire elle-même. C'est le travail déjà commencé par les distributionnalistes. Or ce travail s’avère incapable de rendre compte des relations entre types de phrases, Chomsky résout ce problème par un recours à la représentation structurale :
Dans une phrase, nous pouvons distinguer "la structure profonde" qui est la structure abstraite et sous-jacente qui détermine l'interprétation sémantique d'une phrase de sa "structure de surface" ou l'organisation superficielle d'unités qui détermine l'interprétation phonétique et qui renvoie à la forme physique de l'énoncé effectif, à sa forme voulue ou perçue, nous citerons Chomsky : « La structure profonde est appliquée par des règles transformationnelles sur une structure de surface…» (Traduction française 1971).
La structure profonde d'une expression linguistique est une construction théorique qui cherche à unifier plusieurs structures relatives, par exemple « Paul aime Marie », « Marie est aimée par pierre », sont deux phrases qui veulent dire ou exprimer exactement la même chose par les même mots ; Noam Chomsky, ont essayé d'expliquer cette similitude en posant en principe que ces deux phrases sont les formes distinctes de surface de qui dérivent d'une structure profonde de commun.

Pour mieux expliquer ce point, Chomsky mentionne que :

- Certaines phrases sont différentes du point de vue superficiel alors qu'elles ont une même structure syntaxique, et la grammaire doit donc leur assigner un niveau de représentation structurale identique, ainsi, les phrases (a) et (b) ont, à un certain degré de généralité, une même structure syntaxique (SN-V-SN) :

(a) Sara aide Marie
[P [SN Sara] [SV [V aide] [SN Marie]]


(b) Le petit vieillard alerte qui habite en face de chez nous a perdu les lunettes qu'il avait achetées hier soir.
[P [SN la petite fille Lara [P' qui habite en face de chez nous]]
[SV [V a perdu] [SN sa poupée [P''qu'elle avait achetée la semaine passée]]


- Certaines phrases sont semblables du point de vue superficiel, mais ont des structures différentes, ainsi, (c) et (d) se ressemblent du point de vue superficiel (un seul mot a été modifié "tailleur vs soeur") mais ont des structures syntaxiques différentes :

• (c) J'ai fait faire un chaperon à mon tailleur
• (d) [j'ai fait [mon tailleur faire un chaperon]]
• (e) J'ai fait faire un chaperon à ma soeur
• (f) [j'ai fait [X faire un chaperon à ma soeur]]


* Il faut donc distinguer une structure profonde, produite par la syntaxe, de la structure de surface, produite par des règles de transformation appliquées à la structure profonde.
* Une phrase ambiguë est une phrase dont la structure de surface est le produit de deux (au moins) structures profondes. La description structurale doit fournir, pour toute phrase ambiguë syntaxiquement, une structure profonde correspondant à chacune de ses interprétations sémantiques:

· L’enseignant juge l'enfant turbulent.
· Je préfère le café au lait
· Marie a vu le voleur de sa voiture
· J’ai invité mes cousins à manger.
· Amy brise la glace.
· Elle ferme le voile.

Contrairement à ses contemporains, Chomsky nies tout caractère ou but descriptif de la grammaire.
Il lui assigne un but explicatif, l'essentiel est de pouvoir rendre compte du caractère créatif de chaque langue et en particulier de rendre compte explicitement des ambiguïtés syntaxiques.

lundi 11 mai 2009

Journée d'étude

Aujourd’hui encore, le département de français au nom de tous ses étudiants, et son administration, et à leur tête M. Roubai et M. Hadj Miliani, ont eu l’honneur d’inviter une écrivaine pas comme les autres, pour la simple raison qu’elle soit d’abord algérienne, et ensuite que l’on lui a collée cette étiquette de «porte parole des femmes», c’est bien elle, Maissa Bey de son vrai nom Samia Benameur, qui, a tenu très merveilleusement une conférence au sein de notre département, portant sur l’écriture algérienne contemporaine.
M. Hadj Miliani a annoncé l’ouverture de la conférence en présentant l’écrivaine et en s’appuyant sur quelques notions caractéristiques du thème de la journée, Hadj Miliani a insisté surtout sur la problématique des genres, les frontières entres ces derniers, l’écriture féministe et la notion de littérature d’urgence ; ensuite M. Roubai, chef de département entame une lecture du parcours honorable de Maissa Bey, en énumérant les grandes lignes de son expérience avec l’écriture littéraire.
Quant à elle, Maissa Bey commença par nous rappeler son enfance et les beaux jours vécus à Ténès, son engagement, de ses œuvres destinés à un lectorat majoritairement masculin, son premier roman «Au commencement était la mer»
Publié en 1993, qui aurait pu etre une simple histoire d’amour très ordinaire, si ça ne se passé pas dans l’Algérie des années 1990, elle avance : «…écrire était mon refuge, ma manière pour ne pas sombrer dans la folie, ce roman a été refusé par toutes les maisons d’édition françaises, je devrais renoncer, mais, l’une des lettres de refus m’a merveilleusement motivée, elle était manuscrite, pour me dire «Une écriture trop belle pour décrire la réalité sanglante en Algérie»
Les intervenants se sont intéressés principalement à un nombre de points, à savoir : le moment de l’écriture chez Maissa Bey, ses thèmes, pour diriger ensuite un débat enrichi par les différentes questions du public intervenant et qui portaient essentiellement sur l’expérience de l’écrivaine, de son parcours avec les Lettres.