L'existence de plusieurs langues dans la meme nation peut etre expliquée soit par le phénomène du bilinguisme, soit par celui de la diglossie.
Si l'on parlait de bilinguisme qui est un phénomène mondial où chaque individu peut vivre dans sa langue, c'est-à-dire un individu qui parle et maitrise deux ou plusieurs langues, est considéré comme instruit et acquiéra de ce fait un statut social, on distingue: un bilinguisme vertical ou de ligne, qu'est la concurence entre une langue officielle et une vérité proche parente, à titre d'exemple, nous citerons la situation dans la fédération helvétique, Suisse français; et Suisse allemand, oùl'individu se conforme à la langue de son Etat.
Un bilinguisme horizontal ou de liaison , c'est l'Etat qui se plie à la langue de l'individu, par exemple, la Fédération Canadienne où il existe l'anglais et le franaçis, deux langues officielles qui cohabitent et coexistent.
Un autre type, c'est le bilinguisme diagonal: l'individu utilise son dialecte en meme temps que la langue officielle, c'est l'exemple du basque et l'espagnol en Espagne.
Un autre phénomène est observé sur le meme plan, c'est bien la diglossie ou ce que les linguistes appellent la dualité de langues, ou la répartition fonctionnelle des langues; elle a été mise en lumière avec les travaux de Psichari et Pernot, qui ont étudié cette situation dans leur pays "La Grèce".
La diglossie peut etre définie comme le conflit resultant du contact des langues. Le linguiste Ferguson a étudié ce phénomène du point de vue du déchirement sociolinguistique et psycholinguistique des individus, par exemple le conflit des deux idiomes Katharévousa et Démotiki en Grèce, où les petits ne parlant que le Démotiki (romaique) se trouve en situation confuse meme pour désigner les objets trés usuels dans leurs vie, ce qui leur pose de serieux problèmes scolaires ainsi qu'un déchirement identitaire flagrant.
L'individu dans une situation d'insécurité linguistique qui est ici le cas de la diglossie, perd ses repères, il n'arrive pas à s'identifier dans sa société, ce qui provoque des situations de rupture de la communication.
Le diglote souffre de dyslexie et d'autres troubles langagiers ce qui influe et sur sa scolarisation et sur ses relations au sein de la société.
Il était une feuille avec ses lignes, lignes de vie, lignes de chance, lignes de coeur.
mardi 3 mars 2009
lundi 2 mars 2009
En attendant Godot
En attendant Godot,une pièce écrite en 1948 par Samuel Beckett,mise en scène pour la première fois le 4 janvier 1953 au Théâtre de Babylone, par Roger Blin; pièce écrite en deux actes c'est l'histoire de deux copins Vladimir et Estragon qui attendent Godot, prés d'un arbre. http://www.dailymotion.com/video/x691kf_en-attendant-godot-extrait-01_shortfilms
Acte I: Vladimir souffrant de sa vessie et Estragon souffrant de son pied attendent un certain Godot,qu'ils ne connaissent pas et qu'ils pensent avoir rendez-vous avec lui; ils passent le temps à évoquer les splendeurs anciennes et les misères actuelles, et discutent de la Bible et du suicide.
A la place de Godot,Pozzo et Lucky font leur entrée:Pozzo le maître tient Lucky par une longue corde et lui ploie sous le bagage lourd, Lucky danse puis pense, un le célèbre monologue de Lucky, ils partent , puis entre un garçon, messager de Godot qui annonce:Godot ne viendra pas aujourd'hui mais sûrement demain.
Acte II: le même endroit et même heure, des feuilles qui poussent sur l'arbre,Vladimir chante et Estragon a tout oublié, il ne mange pas une carotte mais un radis. http://www.dailymotion.com/video/x69hus_en-attendant-godot-extrait-22-fin_shortfilms
Le maître Pozzo, qui devient aveugle, est guidé par Lucky s'écroulent sur le plateau; et Vladimir et Estragon,essayant de les aider, sont entraînés dans leur chute. Le messager de la veille rentre, en prétendant venir pour la première fois et Vladimir récite son message:Godot ne viendra pas ce soir, sûrement demain.
Gogo et Didi envisagent de se suicider en se pendant à l'arbre.
Cette pièce semble vouloir rompre non seulement avec la tradition du théâtre occidental mais avec les lois du genre ; au même moment, le théâtre se prend à douter du récit, des personnages, du langage et enfin du sens lui-meme.
Beckett fait rarement des déclarations à propos de ses oeuvres, c'est dans ses correspondances, dans une lettre à Michel Polac , où il prétend ne rien connaître sur sa pièce, pas plus d'ailleurs qu'un lecteur qui peut la lire.
Que veut dire Godot,transformé en héros dans Godot il y a God:Dieu dans la langue maternelle de Beckett. , le titre l'excut de l'action, ce qui veut dire, que ce qui importe c'est l'attente elle même et non pas son objet.
Les caractéristique du théâtre de Beckett, dit de l'absurde, sont très présentes dans la pièce, citons à titre d'exemples: l'absence de l'intrigue, l'insistante réalité des corps/objets, l'incommunicabilité,la discontinuité ou les lacunes du discours,le dialogue des sourds,le non-sens, le contresens et les malentendus.
Une oeuvre d'une extraordinaire profondeur.
Acte I: Vladimir souffrant de sa vessie et Estragon souffrant de son pied attendent un certain Godot,qu'ils ne connaissent pas et qu'ils pensent avoir rendez-vous avec lui; ils passent le temps à évoquer les splendeurs anciennes et les misères actuelles, et discutent de la Bible et du suicide.

A la place de Godot,Pozzo et Lucky font leur entrée:Pozzo le maître tient Lucky par une longue corde et lui ploie sous le bagage lourd, Lucky danse puis pense, un le célèbre monologue de Lucky, ils partent , puis entre un garçon, messager de Godot qui annonce:Godot ne viendra pas aujourd'hui mais sûrement demain.
Acte II: le même endroit et même heure, des feuilles qui poussent sur l'arbre,Vladimir chante et Estragon a tout oublié, il ne mange pas une carotte mais un radis. http://www.dailymotion.com/video/x69hus_en-attendant-godot-extrait-22-fin_shortfilms
Le maître Pozzo, qui devient aveugle, est guidé par Lucky s'écroulent sur le plateau; et Vladimir et Estragon,essayant de les aider, sont entraînés dans leur chute. Le messager de la veille rentre, en prétendant venir pour la première fois et Vladimir récite son message:Godot ne viendra pas ce soir, sûrement demain.
Gogo et Didi envisagent de se suicider en se pendant à l'arbre.

Cette pièce semble vouloir rompre non seulement avec la tradition du théâtre occidental mais avec les lois du genre ; au même moment, le théâtre se prend à douter du récit, des personnages, du langage et enfin du sens lui-meme.
Beckett fait rarement des déclarations à propos de ses oeuvres, c'est dans ses correspondances, dans une lettre à Michel Polac , où il prétend ne rien connaître sur sa pièce, pas plus d'ailleurs qu'un lecteur qui peut la lire.
Que veut dire Godot,transformé en héros dans Godot il y a God:Dieu dans la langue maternelle de Beckett. , le titre l'excut de l'action, ce qui veut dire, que ce qui importe c'est l'attente elle même et non pas son objet.
Les caractéristique du théâtre de Beckett, dit de l'absurde, sont très présentes dans la pièce, citons à titre d'exemples: l'absence de l'intrigue, l'insistante réalité des corps/objets, l'incommunicabilité,la discontinuité ou les lacunes du discours,le dialogue des sourds,le non-sens, le contresens et les malentendus.
Une oeuvre d'une extraordinaire profondeur.

dimanche 1 mars 2009
Le conte dans le manuel scolaire


Le conte a, depuis longtemps, pénétré la première institution de la société qu’est l’école ; mais hélas, il est resté un moyen pédagogique, un objet d’analyse et d’évaluation, autrement dit, on lui a détourné sa fonction primaire et majeur qui est le plaisir ; on parlera donc de « lire » un conte ou de le « raconter » par une voix, une âme qui le vivifie dans l’école.
Dans une conversation avec des enseignants du moyen, j’ai constaté qu’ils se divisent en deux catégories : la première considère que le livre est indispensable « lire le conte », leur point de vue pédagogique , ils estiment que la lecture d’un conte est nécessaire pour plus familiariser les élèves avec la langue vu que le français a un statut FLE en Algérie, car ils ont comme toujours mal à écrire une seule phrase sans y commettre au moins deux fautes d’orthographe, si on ne parlait que de l’orthographe, donc les enseignants justifient l’acte de lire un conte comme un support, une aide pour renforcer et améliorer l’activité de l’écrit dans la classe.
La deuxième catégorie pense qu’il faudrait mieux « raconter » le conte, et certains enseignants demandent même à leurs élèves de ranger leur livre. Raconter sans support écrit renforce l’acquisition du vocabulaire dans l’activité du langage ; et les élèves tendent à le réinvestir dans ses interactions dans la classe.
Les enseignants constatent ainsi que les élèves ressentent un plaisir, un bonheur à entendre ces histoires et ils sont plus concentrés que si on leur lit simplement.
De là, quelques directives dans les manuels scolaires ne peuvent passer inaperçues :
- Pourquoi intensifier les questions autour de l’histoire ?
- Pourquoi ne pas laisser ce moment de bonheur d’entendre un conte durait un peu plus ?
- Pourquoi ne pas donner à l’élève plus de liberté à estomper les images dans sa tête et de le laisser s’envoler dans son imagination ?
Et là, un autre point frappe droit dans les yeux : si on prend tout les manuels scolaires qui contiennent des contes, on constatera qu’ils sont abordés de la même manière, en utilisant la même démarche, en un seul mots ils sont enseignés de la même façon. Nos enseignants et bien sur les inspecteurs et tout ceux qui conçoivent ces manuels prennent Propp comme l’unique référence en cette matière, et l’élève se trouve obligé de découpé l’histoire, décortiquer le texte, faire face à un bombardement de questions, et sous prétexte de susciter la créativité de construire un conte à partir d’une structure commune, et cela au lieux de le laisser savourer l’histoire, de survoler d’autres aires et de sentir le plaisir dans la lecture.
Cette activité noble se retrouve réduite à un travail de découpage, d’analyse et d’évaluation or une activité peut être parfaitement « pédagogique » sans pour autant être soumise à l’évaluation immédiate. Alors pourquoi ne pas élargir cette sphère pour approprier un statut culturel au conte comme un moyen de valorisation des diverses cultures ?
Signalons ici, que les enseignants justifient la démarche suivie par les inspections et les contrôles, ils ajoutent que leur devoir est de suivre le programme ministériel et de respecter ses horaires, or raconter un conte et en procéder d’une autre manière nécessitent un peu plus de temps que prévu, parallèlement, le système actuel est centré sur l’évaluation des connaissances et des compétences, et il considère que la rentabilité est immédiate ou elle n’est pas, Gay-Para, illustrant cela, en donne un exemple très significatif :« Demande à une graine de pousser, de donner un arbre et des fruits en une seule journée ».
Dans une conversation avec des enseignants du moyen, j’ai constaté qu’ils se divisent en deux catégories : la première considère que le livre est indispensable « lire le conte », leur point de vue pédagogique , ils estiment que la lecture d’un conte est nécessaire pour plus familiariser les élèves avec la langue vu que le français a un statut FLE en Algérie, car ils ont comme toujours mal à écrire une seule phrase sans y commettre au moins deux fautes d’orthographe, si on ne parlait que de l’orthographe, donc les enseignants justifient l’acte de lire un conte comme un support, une aide pour renforcer et améliorer l’activité de l’écrit dans la classe.

La deuxième catégorie pense qu’il faudrait mieux « raconter » le conte, et certains enseignants demandent même à leurs élèves de ranger leur livre. Raconter sans support écrit renforce l’acquisition du vocabulaire dans l’activité du langage ; et les élèves tendent à le réinvestir dans ses interactions dans la classe.
Les enseignants constatent ainsi que les élèves ressentent un plaisir, un bonheur à entendre ces histoires et ils sont plus concentrés que si on leur lit simplement.
De là, quelques directives dans les manuels scolaires ne peuvent passer inaperçues :

- Pourquoi intensifier les questions autour de l’histoire ?
- Pourquoi ne pas laisser ce moment de bonheur d’entendre un conte durait un peu plus ?
- Pourquoi ne pas donner à l’élève plus de liberté à estomper les images dans sa tête et de le laisser s’envoler dans son imagination ?
Et là, un autre point frappe droit dans les yeux : si on prend tout les manuels scolaires qui contiennent des contes, on constatera qu’ils sont abordés de la même manière, en utilisant la même démarche, en un seul mots ils sont enseignés de la même façon. Nos enseignants et bien sur les inspecteurs et tout ceux qui conçoivent ces manuels prennent Propp comme l’unique référence en cette matière, et l’élève se trouve obligé de découpé l’histoire, décortiquer le texte, faire face à un bombardement de questions, et sous prétexte de susciter la créativité de construire un conte à partir d’une structure commune, et cela au lieux de le laisser savourer l’histoire, de survoler d’autres aires et de sentir le plaisir dans la lecture.
Cette activité noble se retrouve réduite à un travail de découpage, d’analyse et d’évaluation or une activité peut être parfaitement « pédagogique » sans pour autant être soumise à l’évaluation immédiate. Alors pourquoi ne pas élargir cette sphère pour approprier un statut culturel au conte comme un moyen de valorisation des diverses cultures ?

Signalons ici, que les enseignants justifient la démarche suivie par les inspections et les contrôles, ils ajoutent que leur devoir est de suivre le programme ministériel et de respecter ses horaires, or raconter un conte et en procéder d’une autre manière nécessitent un peu plus de temps que prévu, parallèlement, le système actuel est centré sur l’évaluation des connaissances et des compétences, et il considère que la rentabilité est immédiate ou elle n’est pas, Gay-Para, illustrant cela, en donne un exemple très significatif :« Demande à une graine de pousser, de donner un arbre et des fruits en une seule journée ».
mardi 23 décembre 2008
Note de lecture 2

« Les larmes viendront plu tard » écrit par un sud-africain Lewis DeSoto publié aux éditions Plon, à Paris en 2004, est un texte qui s’inscrit dans la tradition sud-africaine des « romans de la ferme » et qui se situe dans les tout derniers jours de l’apartheid.
C’est l’histoire d’un couple de jeunes fermiers blancs lucides et généreux, plus au moins conscients des difficultés qu’ils vont rencontrer en exploitant un domaine qu’ils viennent d’acquérir, mais très ambitieux pensent être capable de dépasser ces antagonistes ancestraux.
Ils n’ont pas conscience de la résistance armée qui s’organise dans tout le pays, le mari meurt lorsque sa voiture sauta sur une mine, et la douce Marit, sa femme décida de conserver l’exploitation et de tourner le dos à ses voisins blancs qui fuient le pays, elle partagea sa vie avec Timbi, une jeune servante noire, dont elle fait sa confidente et son alliée et ensemble, elles s’efforcent de gérer le domaine en se berçant de l’illusion que la ferme leur appartient maintenant à toutes deux, mais un malheur va leur arriver, leur bétail sera volé, les poules égorgées,les récoltes dévastées…, elles constateront « la ferme n’appartient plus à personne » et leur sort n’est plus entre leurs mains car, elles dépendent des hommes rôdant autour d’elles et finissent par leur imposer leur présence.
A la fin du livre, on conclue par un double constat d’échec. Marit se noie dans une rivière, après avoir été brutalisée par les soldats, elle réalise en fin qu’elle n’est pas parvenue à s’intégrer ; quant à Timbi, elle survivra marquée à jamais par son impuissance à sauver Marit « Les larmes de Timbi jaillissent, se mêlant à celles de Marit. « J’aurais tant voulu pouvoir t’aider. Oh, Marit. » .
Ce roman parvient à célébrer la pérennité réconfortante de la terre africaine. L’auteur accorde à la servante noire un privilège symbolique, car tout au long de son livre, il la montre cultivant un miniscule jardin secret, où elle espérait faire pousser ce qui ne pousse pas.

C’est l’histoire d’un couple de jeunes fermiers blancs lucides et généreux, plus au moins conscients des difficultés qu’ils vont rencontrer en exploitant un domaine qu’ils viennent d’acquérir, mais très ambitieux pensent être capable de dépasser ces antagonistes ancestraux.
Ils n’ont pas conscience de la résistance armée qui s’organise dans tout le pays, le mari meurt lorsque sa voiture sauta sur une mine, et la douce Marit, sa femme décida de conserver l’exploitation et de tourner le dos à ses voisins blancs qui fuient le pays, elle partagea sa vie avec Timbi, une jeune servante noire, dont elle fait sa confidente et son alliée et ensemble, elles s’efforcent de gérer le domaine en se berçant de l’illusion que la ferme leur appartient maintenant à toutes deux, mais un malheur va leur arriver, leur bétail sera volé, les poules égorgées,les récoltes dévastées…, elles constateront « la ferme n’appartient plus à personne » et leur sort n’est plus entre leurs mains car, elles dépendent des hommes rôdant autour d’elles et finissent par leur imposer leur présence.

A la fin du livre, on conclue par un double constat d’échec. Marit se noie dans une rivière, après avoir été brutalisée par les soldats, elle réalise en fin qu’elle n’est pas parvenue à s’intégrer ; quant à Timbi, elle survivra marquée à jamais par son impuissance à sauver Marit « Les larmes de Timbi jaillissent, se mêlant à celles de Marit. « J’aurais tant voulu pouvoir t’aider. Oh, Marit. » .
Ce roman parvient à célébrer la pérennité réconfortante de la terre africaine. L’auteur accorde à la servante noire un privilège symbolique, car tout au long de son livre, il la montre cultivant un miniscule jardin secret, où elle espérait faire pousser ce qui ne pousse pas.

jeudi 11 décembre 2008
Note de lecture 1

« Ciel d’hivernage »une œuvre très impressionnante écrite par l’auteur d’origine malienne N’Tji Idriss Mariko, publié aux éditions Présence Africaine à Paris en 2004 ; c’est l’histoire de Maso, un étranger parti de son village parce que sa femme a enfanté avant celle de son frère aîné, alors il décida de se réfugier chez les Koubèlè, dans le village voisin ; où il serai merveilleusement accueilli par des inconnus, qui, se révèleront être ses parents.
L’auteur dévoile ici certains us et coutumes de l’Afrique, c’est la parole qui prime, l’art dans un environnement sahélien, lieu des intrigues familiales, accablé par les secrets de la communauté et le respect scrupuleux des traditions.
Une écriture poétique, avec des dialogues et des chants lyriques, célèbre le sentiment de l’amitié qui resserre les liens entre les différents clans, c’est un véritable appel à la tolérance.
En outre, c’est aussi un espace pour dénoncer les failles de la polygamie, une cause majeur des déchirures des familles ; cependant, le héros décide de rentrer chez lui (dans son village), à Bandon sous l’impact très important de la famille, car il se rappela en fin que « la joie est dans le retour ».
Nous pouvons toucher du doigt le rythme des mots,les cris des femmes et les chants des oiseaux, qui, s’entremêlent avec ironie, humour et paysage d’une nature éblouissante résistant sous une rudesse climatique, font corps pour représenter une Afrique profonde dans une prose agréable.
Le récit s’articule autour du thème du voyage, l’auteur a utilisé un langage imagé, l’héritage oral, par le biais d’anecdotes, de digressions, et par endroits la transcription littérale de la parole à l’écrit.

L’auteur dévoile ici certains us et coutumes de l’Afrique, c’est la parole qui prime, l’art dans un environnement sahélien, lieu des intrigues familiales, accablé par les secrets de la communauté et le respect scrupuleux des traditions.
Une écriture poétique, avec des dialogues et des chants lyriques, célèbre le sentiment de l’amitié qui resserre les liens entre les différents clans, c’est un véritable appel à la tolérance.
En outre, c’est aussi un espace pour dénoncer les failles de la polygamie, une cause majeur des déchirures des familles ; cependant, le héros décide de rentrer chez lui (dans son village), à Bandon sous l’impact très important de la famille, car il se rappela en fin que « la joie est dans le retour ».
Nous pouvons toucher du doigt le rythme des mots,les cris des femmes et les chants des oiseaux, qui, s’entremêlent avec ironie, humour et paysage d’une nature éblouissante résistant sous une rudesse climatique, font corps pour représenter une Afrique profonde dans une prose agréable.
Le récit s’articule autour du thème du voyage, l’auteur a utilisé un langage imagé, l’héritage oral, par le biais d’anecdotes, de digressions, et par endroits la transcription littérale de la parole à l’écrit.

mercredi 27 août 2008
Le Surréalisme III
L'engagement surréaliste se présente sous 3 formes:
1-L'engagement politique au parti communiste (Aragon et Eluard);
2-Le refus d'engagement politique au nom d'une instance profonde de l'être;
3-L'engagement particulier à Breton: visée révolutionnaire= transformation du monde.
Breton disait:"J'admirais les réfractaires prêts à se consumer sur la place dans une attitude inexorable de sédition de défit."
Il disait aussi:"C'est qu'au dessus de l'art, de la poésie, qu'on le veuille ou non, va aussi un drapeau tour à tour rouge et noir." c'est-à-dire qu'il n'y a pas de stagnation dans l'art, il y a toujours remise en question perpétuelle de ce qu'il y a et avènement d'une forme nouvelle:la révolution.
l'engagement contre cette société génératrice de guerre, de sentiments de dégoût chez les surréalistes.
Ils ont eu le besoin de crier leur rage à un monde bourgeois qui est prêt à relancer une autre génération dans les sinistres de la guerre.
En 1934, une révolte comparable à celle des anarchiques; dés leur jeune âge, ils les entraînent en guerre, sous prétexte de stupides arguments d'amour de patrie, mais ils le font pour sauvegarder leurs propres intérêts.
La revendication sociale va dépasser l'aspect matériel, elle est aussi intellectuelle: liberté d'expression qui prime sur celle matérielle; Breton a trop côtoyé les marxistes, ses idées ne sont pas en désaccord avec l'esprit de la révolution russe.Pour lui, la révolution n'est qu'un commencement pour aider à développer sur tous les plans de l'éthique, en lui apportant des suggestions inspirées par souci d'intégrité intellectuelle, elle a besoin de critiques, des gens intellectuels neutres qui n'appartiennent à aucun parti politique.
*Les buts du surréalisme:
-Libérer l'esprit en exploitant de nouveaux modes d'expression tels que l'écriture automatique, les sommeils provoqués, les jeux verbaux et les dessins spontanés.
-Explorer les rêves et l'inconscient.
-Accorder une puissance aux désirs.
-Réhabiliter le merveilleux et l'imaginaire.
-Se débarrasser du rationalisme, la morale, les interdits sociaux.
-Retrouver le beau en hors du cadre esthétique.
-L'inspiration vient de l'inconnu, des profondeurs de l'être.
Donc le surréalisme est une révolte, une rupture totale avec la vie donnée, l'insoumission totale, le sabotage des règles et des lois, la raison, la morale et le bon goût.
*Les grands moments du groupes surréaliste:
1922: rupture avec Tzara ( dadaisme), la revue "Littérature" à l'offensive contre le dadaisme, 1ere séances des Sommeils de Breton.
1923: representation de coeur à gaz de Breton perturbée par les surréalistes.
1924: ouverture du " Bureau de recherches surréalistes"; 1er Manifeste du surréalisme; 1er numéro de la nouvelle "La Révolution Surréaliste.
1925: adhésion des surréalistes au PC; publication du "Paysan de Paris" de Louis Aragon.
1926: 1ere exposition "Gallerie Surréaliste"; Soupault et Artaud excluent du groupe.
1928: publication de "Nadja"; exposition de Max Ernest.
1929: publication du 2eme Manifeste.
1932: Aragon rompt avec les surréalistes.
1935: exposition à Prague.
1936: exposition à Londres.
1937: publication de "L4amour fou".
1-L'engagement politique au parti communiste (Aragon et Eluard);
2-Le refus d'engagement politique au nom d'une instance profonde de l'être;
3-L'engagement particulier à Breton: visée révolutionnaire= transformation du monde.
Breton disait:"J'admirais les réfractaires prêts à se consumer sur la place dans une attitude inexorable de sédition de défit."
Il disait aussi:"C'est qu'au dessus de l'art, de la poésie, qu'on le veuille ou non, va aussi un drapeau tour à tour rouge et noir." c'est-à-dire qu'il n'y a pas de stagnation dans l'art, il y a toujours remise en question perpétuelle de ce qu'il y a et avènement d'une forme nouvelle:la révolution.
l'engagement contre cette société génératrice de guerre, de sentiments de dégoût chez les surréalistes.
Ils ont eu le besoin de crier leur rage à un monde bourgeois qui est prêt à relancer une autre génération dans les sinistres de la guerre.
En 1934, une révolte comparable à celle des anarchiques; dés leur jeune âge, ils les entraînent en guerre, sous prétexte de stupides arguments d'amour de patrie, mais ils le font pour sauvegarder leurs propres intérêts.
La revendication sociale va dépasser l'aspect matériel, elle est aussi intellectuelle: liberté d'expression qui prime sur celle matérielle; Breton a trop côtoyé les marxistes, ses idées ne sont pas en désaccord avec l'esprit de la révolution russe.Pour lui, la révolution n'est qu'un commencement pour aider à développer sur tous les plans de l'éthique, en lui apportant des suggestions inspirées par souci d'intégrité intellectuelle, elle a besoin de critiques, des gens intellectuels neutres qui n'appartiennent à aucun parti politique.
*Les buts du surréalisme:
-Libérer l'esprit en exploitant de nouveaux modes d'expression tels que l'écriture automatique, les sommeils provoqués, les jeux verbaux et les dessins spontanés.
-Explorer les rêves et l'inconscient.
-Accorder une puissance aux désirs.
-Réhabiliter le merveilleux et l'imaginaire.
-Se débarrasser du rationalisme, la morale, les interdits sociaux.
-Retrouver le beau en hors du cadre esthétique.
-L'inspiration vient de l'inconnu, des profondeurs de l'être.
Donc le surréalisme est une révolte, une rupture totale avec la vie donnée, l'insoumission totale, le sabotage des règles et des lois, la raison, la morale et le bon goût.
*Les grands moments du groupes surréaliste:
1922: rupture avec Tzara ( dadaisme), la revue "Littérature" à l'offensive contre le dadaisme, 1ere séances des Sommeils de Breton.
1923: representation de coeur à gaz de Breton perturbée par les surréalistes.
1924: ouverture du " Bureau de recherches surréalistes"; 1er Manifeste du surréalisme; 1er numéro de la nouvelle "La Révolution Surréaliste.
1925: adhésion des surréalistes au PC; publication du "Paysan de Paris" de Louis Aragon.
1926: 1ere exposition "Gallerie Surréaliste"; Soupault et Artaud excluent du groupe.
1928: publication de "Nadja"; exposition de Max Ernest.
1929: publication du 2eme Manifeste.
1932: Aragon rompt avec les surréalistes.
1935: exposition à Prague.
1936: exposition à Londres.
1937: publication de "L4amour fou".
samedi 23 août 2008
Le Surréalisme II

Le dialogue surréaliste: écrire une question débutant par "Q'est-ce que", et les autres membres du groupe y répondent, en commençant par " C'est", sans la connaitre la question posée; par exp: Qu'est-ce que la volupté de vivre?
C'est une bille dans la main d'un enfant.
Les recherches surréalistes s'inscrivent sans doute dans un projet de "destruction systématique de la littérature": une faculté primitive unique de perception et d'imagination.
*L'image poétique: selon Reverdy:"L'image est une création pure de l'esprit.Elle ne peut naitre d'une comparaison mais du raprochement de deux réalités plus au moins éloignées.Et plus les rapports des deux réalités seront lointains et justes, plus l'image sera forte_ plus elle aura de puissance émotive et de réalité poétique.".Par exp la (Vénus de Milo) de Salvdor Dali.

1/La beauté: elle doit bouleverser, provoquer un choc, elle doit avoir le pouvoir de nous transformer, de nous changer " un état qui cloue sur place.".
- Les oeuvres plastiques sont faites de raprochements inattendus des éléments:contre la vision mécanique du monde.
2/Le hasard objectif: c'est la vieille croyance en la rencontre entre le désir humain et les forces mystérieuses qui agissent en vue de sa réalisation.
- On retrouve cela dans l'oeuvre de Balzac " Le reve de Louis Lambert", ou encore plus clairement dans "Nadja" d'André Breton, quand elle prédit au personnage qu'une fenetre va s'éclairer et que sa lumière sera rouge, et en effet , la fenetre s'éclaira et il y avait des rideaux rouges.
-Tel est le hasard objectif, c'est une rencontre réelle faite dans un monde objectif mais parait porteuse d'un sens inéxpliquable par la raison naturelle; ce qu'on appelle signal, Breton déclare que tel fait n'a été que le témoin agare qui se contente de s'interroger, car le surréalisme est une interrogation plutot que découverte, et il refuse d'y répondre de façon dogmatique.
3/L'humour: un ressort essentiel du surréalisme, la négation qu'il comporte du principe de réalité en est le fondement meme, dans les oeuvres de Lautréamont et de Jarry:"il peut seuljouer un role de soupape".
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