jeudi 10 juillet 2008

La littérature africaine











La littérature africaine et subsaharienne s'interroge surtout sur le concept du développement qui devient thématique et problématique des différentes œuvres littéraires africaines.
Notons que littérature et développement ne sont pas étudiés comme deux
concepts séparés ou antinomiques.
Les auteurs et écrivains africains tels que Sembène Ousmane, Mongo Beti et Fatou Diome, s'interrogent sur l'expérience très souvent tragique que vivent leurs peuples déminus quotidiennement et dont ils sont témoins proches;ces écrivainstentent de répondre à cette problématique à partir de quelques textes trés emblématiques qui montrent une double dimension du discours sur le développement; dans la mesure où il implique une option esthétique et une fonction
sociale de la littérature.


Bernard Mouralis:"...en se proposant d'éluciderla réalité, coloniale hier, postcoloniale aujourd'hui.".

C'est un appel au changement politique qui marque largement la production littéraire africaine, en plus d'une illustration d'un réalisme quotidien.

Cette attitude vise à cerner la question du développement à travers la thématique de la révolution, "cette évolution vers le progrés s'opérera dans le cadre de l'Etat nouveau qui doit succéder à l'Etat colonial".

La conception qui prévalait alors a fait l'objet de critiques souvent sévéres,motivées par le constat d'echec de bien des projets et de bien des politiques qui visaient à instaurer ce fameux "développement".
L e développement d'une conscience citoyenne dans les pays du Sud, née au cours des années 70 de la réaction contre des régimes politiques autoritaires ou des situations de guerre civile, integre de plus en plus à sa vision du monde la dimension économique des problèmes et la question du déveleppement.

L'idée du déveleppement suppose toujours une maitrise des phénoménes et des mutations économiques, écologiques et sociales par les populations concernées, et l'on imagine mal que celles-ci prennent en main leur destin sans se préoccuper de la reproductibilité dudit développement.
La réflexion, la production intellectuelle, la formation sur e développement ne sont plus,de loin, le monopole des pays du Nord. Le concept est largement redéfini au Sud, théorisé d'une manière renouvelée.
La matière éditoriale sur le développement n'est donc nullement produite seulement dans le Nord; les structures éditoriales au Sud, malgré toutes les difficultés économiques qui les frappent, sont aujourd'hui à meme d'absorber une partie de la production intellectuelle des ressortissants des pays où elles sont installées.




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